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ATT engage les parties en conflit dans la voie de la conciliation

Lors de la cérémonie de pose de la première pierre de l’hôtel cinq étoiles qui va être érigé à l’ACI 2000, le mardi 31 mars dernier, le président de la République, Amadou Toumani Touré, réagissant à notre interpellation sur l’inculpation du Vérificateur Général, Sidi Sossoh Diarra, avait déclaré ceci «je souhaite et je veux que les frères s’entendent.

Nous ne pouvons pas nous laisser exposer, exposer notre pays, créer un doute qui n’existe pas dans le cadre du fonctionnement du Bureau du Vérificateur Général. Car l’on est en train de dire déjà que certains n’ont pas intérêt que le Vérificateur Général travaille d’où les règlements de compte. Il n’en est rien, en tout cas pas à notre niveau, sinon je n’allais pas créer ce Bureau».

Joignant le geste à la parole, le chef de l’Etat a reçu, hier lundi 20 avril, au Palais de Koulouba, le Vérificateur Général et ses collaborateurs. Cet entretien a été sanctionné par un communiqué de presse dont nous avons reçu une copie.

De ce document, il ressort que le président de la République tout en renouvelant son soutien sans faille au Bureau du Vérificateur Général, autorité administrative créée à son initiative, a «exhorté l’ensemble de ses travailleurs à plus de pondération et de dépassement de soi dans l’exercice de leur mission en sauvegardant l’intérêt supérieur de notre pays».

Aussi, le chef de l’Etat s’est «réjoui de la bonne disposition des parties en présence à œuvrer en toute intelligence au retour rapide du calme et de la sérénité au sein de leur administration commune».

Ainsi, le président ATT a t-il engagé l’ensemble des travailleurs du Bureau du Vérificateur Général «à plus de cohésion dans l’accomplissement de leur mission». Il n’a pas oublié d’adresser ses vifs remerciements au Barreau ainsi qu’au Bâtonnier de l’Ordre des Avocats pour «leur implication dans la recherche d’une issue concertée à la crise».

En termes clairs, il semble que nous acheminions vers un arrangement de la «fameuse affaire d’inculpation du Vérificateur Général pour emploi illégal de la force publique», en lieu et place d’un procès qui pourrait être préjudiciable tant à l’image qu’à la mission du Bureau du Vérificateur Général.

En privilégiant cette voie, le président ATT entend préserver un outil dont il est lui-même l’inspirateur et le maître d’œuvre dans la lutte enclenchée contre la corruption et la délinquance financière.

La conciliation recherchée pourrait passer par le versement de substantielles indemnités de réparation aux agents renvoyés par le Végal à leur service d’origine pour refus d’opter pour la disponibilité qui cadre mieux, selon lui, avec l’esprit d’indépendance de son institution.

Alassane DIARRA

21 Avril 2009