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L’incertitude planait mercredi soir sur le sort des 129 lycéennes enlevées par Boko Haram au Nigeria: leurs parents affirment qu’elles ont été emmenées dans un bastion du groupe islamiste, alors que l’armée assure qu’elles sont toutes libérées sauf huit. Le jour de l’enlèvement, une bombe avait explosé dans une gare routière proche de la capitale fédérale, Abuja, faisant au moins 75 morts et 141 blessés, soit l’attentat le plus meurtrier jamais commis dans les environs de la ville. L’attentat et les enlèvements ont été attribués à Boko Haram, un groupe islamiste armé dont l’insurrection, qui dure depuis cinq ans, a fait plusieurs milliers de morts au Nigeria. Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon a condamné mercredi l’enlèvement, considérant que le fait de viser des écoles est une « grave violation des droits de l’Homme internationaux ». « Les écoles sont et doivent rester un endroit sûr où les enfants peuvent apprendre et grandir en paix », a-t-il affirmé.L’armée et le président décrivent Boko Haram comme un groupe sur la défensive, affaibli par l’offensive militaire lancée en mai dernier dans le Nord-Est…AFP.