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Le Soudan a inauguré jeudi son second champ pétrolier en une semaine alors que le pays peine à compenser la perte des trois quarts de ses revenus pétroliers après la partition du pays, le Soudan du Sud ayant hérité de la grande majorité des réserves d’avant la séparation. Ce champ, géré par la société Petro Energy E&P, dominée par les Chinois, se situe à la frontière entre les Etats du Darfour-Est et du Kordofan-Sud, principale région productrice de pétrole. Selon l’agence de presse officielle SUNA, le champ peut produire 10.000 de barils par jour. La semaine dernière, le vice-président Ali Osman Taha a inauguré un autre champ pétrolier, Al Barsaia, dans l’ouest du Kordofan-Sud. Ces champs augmenteront la production « et amélioreront la situation économique du pays », a déclaré le ministre du Pétrole Awad Ahmad al-Jaz. La monnaie soudanaise a atteint en novembre son niveau le plus bas sur le marché noir, alors que le pays se débat dans une crise économique et que l’inquiétude grandit concernant des retards dans la mise en œuvre d’accords avec le Soudan du Sud, notamment pétroliers. Sa production pétrolière en 2012 ne devrait pas dépasser les 120.000 barils par jour, selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI) en novembre. Au début de l’année, des responsables soudanais avaient tablé sur une production de 180.000 de barils par jour avant la fin de l’année. AFP