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Le bloc opératoire et le laboratoire abrités pour 745 millions de F Cfa

Les nouveaux bâtiments abritant le bloc opératoire et le laboratoire de l’hôpital de Kati ont été inaugurés le vendredi 4 Octobre. La cérémonie qui s’est déroulée en présence du ministre de la Santé Oumar Ibrahim Touré, était présidée par le président de la République, Amadou Toumani Touré qui en a coupé le ruban symbolique.

L’hôpital de Kati est un vieil établissement réputé pour la prise en charge des traumatismes causés par les accidents de la voie publique. Ces nouveaux bâtiments viennent à point nommé. Le bâtiment principal avec étage comporte deux blocs opératoires et a une capacité d’accueil de 60 lits. Il contient des salles dédiées à l’imagerie médicale, au Club des médecins, aux bureaux et une grande salle de conférences.

Le bâtiment secondaire qui a été également inauguré par le Président de la République, comprend deux salles de prélèvement, trois laboratoires et des bureaux.

La construction du bâtiment principal a été réalisée par l’Entreprise de Construction Niogodèmè pour un montant de 528 millions de francs CFA. Il a été doté en équipements et matériels médicaux pour un montant de 151 millions de francs CFA.

Quant au bâtiment secondaire, les travaux ont été exécutés par l’Entreprise Millénium Construction Sarl pour un montant de 66 millions de francs CFA.

Selon le ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré, ces nouveaux bâtiments abritant le bloc opératoire et le laboratoire tirent leur essence des conclusions de l’Etude du Plan Directeur d’Aménagement de l’Hôpital de Kati d’avril 2004 qui a projeté une profonde réhabilitation des anciennes bâtisses.

Cette réhabilitation cadre également avec les préoccupations du programme d’actions multisectoriel de lutte contre l’insécurité routière auquel le président ATT prête une attention toute particulière, a rappelé le ministre.

A cet effet, l’insécurité routière sera aussi débattue lors du Forum ministériel mondial sur la recherche pour la santé que Bamako s’apprête à accueillir dans 41 jours, avec environ mille participants venant de tous les continents.

Selon le ministre, les attentes en matière de santé se traduiront, en plus des réalisations actuelles, par la construction de nouveaux hôpitaux à Yirimadio et Mopti, la poursuite du chantier de l’hôpital de Sikasso, l’amélioration du plateau technique de l’ensemble des établissements sanitaires et l’augmentation des capacités d’accueil de l’Hôpital de Kati.

S’agissant justement de ce dernier, il sera achevé bientôt un bloc regroupant les urgences, le Cabinet dentaire, l’Acupuncture et les Archives. A la fin de la cérémonie d’inauguration du bloc opératoire et du laboratoire, le Président de la République a procédé à la pose de la première pierre du nouveau pavillon d’hospitalisation et de consultation.

La construction prochaine d’un autre bâtiment abritant le service de gynécologie obstétrique et la Pharmacie hospitalière achèvera un ensemble hospitalier approprié pour les soins de qualité pour le citoyen. Et tout cela sera accompagné par un effort volontariste d’équipements et de formation, a poursuivi le ministre.

Oumar Ibrahim Touré n’a pas manqué de saluer les efforts soutenus des partenaires techniques et financiers, notamment les médecins chinois et cubains opérant au Mali.

« Ces investissements que nous magnifions aujourd’hui et qui ont coûté 745 millions de francs CFA entièrement financés par le budget national, ne vaudront que par l’utilisation qu’on en fait.

C’est pourquoi, nous veillerons à l’utilisation correcte et optimale des locaux et matériels mis à la disposition de notre personnel pour assurer un confort approprié aux patients », a déclaré le ministre.

Il a invité le personnel socio sanitaire à se conformer aux règles de déontologie et aux bonnes pratiques professionnelles. Dans leurs attitudes et comportements de tous les jours, ils doivent adopter une approche centrée sur la satisfaction du malade ou de la personne en détresse à qui ils doivent offrir les soins de la meilleure manière possible, conformément aux possibilités que la science leur donne, a-t-il avisé. Le personnel socio sanitaire doit être capable « d’agir envers les autres comme il aimerait qu’ils agissent envers lui », a conclu le ministre.


B. Daou

06 Octobre 2008