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D’un coût de 11,3 milliards de Fcfa dont 7,4 milliards financés par l’Agence Française de Développement (AFD) et 3,8 milliards par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la nouvelle usine est bâtie sur une superficie de 10 hectares.

Cette usine comprend : un bâtiment principal d’égrenage, une centrale d’énergie équipée de deux groupes électrogènes de 1200 KVA chacun et d’un groupe électrogène de secours de 250 KVA, un atelier d’entretien mécanique, une aire de stockage de balles de coton d’une capacité de 9.360 tonnes et une infirmerie.

D’une capacité d’égrenage de 230 tonnes par jour soit environ 40.000 tonnes par an, la nouvelle usine renforcera le dispositif industriel de la Compagnie Malienne de Développement des Textiles (CMDT).

A partir d’un pupitre à tableau synoptique permettant de connaître à tout moment d’état de fonctionnement de chaque organe et sa consommation d’énergie, toute l’usine pourra être pilotée.

Ainsi, grâce à cette usine, la capacité totale d’égrenage de la CMDT pourra être portée à 575.000 tonnes de fibres par an.

En plus du coton des zones CMDT, la production des secteurs OHVN qui avant était acheminée sur les usines de Bougouni et Fana sera égrenée à l’usine de Oueléssébougou.

150 emplois permanents et saisonniers seront crées grâce à la nouvelle usine, avec possibilité de recruter les jeunes ruraux.

Tout en remerciant le gouvernement, les responsables de la CMDT ainsi que les partenaires au développement pour avoir permis à la localité de disposer d’une telle unité, le maire Guédiouma Samaké, a présenté quelques doléances au nom de sa localité : la construction d’un lycée public, le raccordement au réseau électrique d’EDM de sa localité, la réalisation d’un terrain de sport ainsi que la construction de banques de céréales.

Annonce a été faite par le ministre de l’agriculture, que les 585.000 tonnes de coton graine de la campagne dernière, ont été entièrement payées aux producteurs par la CMDT.

Pour le chef de l’état, la construction de cette usine, est un geste de solidarité, d’engagement et d’appui aux cotonculteurs.

Vifs remerciements à l’endroit des partenaires au développement soutenant le Mali, tels l’AFD et la BOAD, ont été émis par le chef de l’état.

Etre premier producteur de coton en Afrique saharienne n’est pas tout, il faut pouvoir vendre ce qu’on produit, selon le président de la république.

Le salut de la filière coton passe selon le chef de l’état, par le développement de la transformation sur place.

Ainsi, appel a été lancé aux producteurs par le chef de l’état, à produire aussi bien en quantité qu’en qualité.

20 juin 2005