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Le 17 Novembre 2007, la Maison du peuple de Koulikoro a servi de cadre à la tenue de la 2e édition de la journée de réflexion sur l’emploi des jeunes au Mali.

La cérémonie, qui a permis une synergie d’action contre le chômage, a enregistré la présence de M. Dioncounda Niangaté, directeur général de l’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi (ANPE), de M. Mahamane Mariko, président du Cadre de Réflexion et d’Action des Jeunes (CRAJ), et de M. Ibrahim Diakité, directeur régional de Koulikoro.

En premier lieu, Ibrahim Diakité et Djoncounda Niangaté ont tour à tour reconnu la pertinence du thème, sans oublier que la recherche de l’adéquation entre formation et emploi est perpétuelle. Pour sa part, le président du Cadre du Réflexion et d’Action des Jeunes, s’est réjoui de la dynamique partenariale entre l’ANPE et son association. L’organisation de cette conférence en vue de débattre le thème “Inadéquation formation-emploi” s’inscrit dans la logique de la perpétuation des journées de réflexion autour de la question de l’emploi.

A en croire M. Mariko, son association s’est inscrite dans une approche participative, c’est-à-dire malgré les préoccupations des autorités autour des grands défis, comme la question de l’emploi. En tant que premiers concernés, les jeunes doivent évoquer la question, mais aussi réfléchir avec les professionnels.

L’expérience a montré que la politique favorisant la croissance de l’économie passe par la création d’un travail décent pour tous les citoyens. Assurer un travail digne et durable pour le plus grand nombre possible est la voie principale pour lutter contre le chômage et la pauvreté.

L’emploi est primordial pour le bien-être des familles et la stabilité des communautés et des sociétés. Telle est l’aspiration fondamentale des hommes et des femmes qui s’inscrit en droite ligne dans la politique du gouvernement du Mali.

Cependant, il faut reconnaître que les offres d’emploi sont très restreintes, si bien que chaque année, des milliers de jeunes ayant terminé leurs études se trouvent confrontés à d’énormes problèmes d’insertion sur le marché du travail. Face à cette situation, les autorités du pays ont fait du chômage l’un des défis majeurs à relever.

Aujourd’hui, il apparaît clairement que la problématique du chômage est au centre des préoccupations des plus hautes autorités qui ont mené des actions d’envergure à travers, entre autres, l’élaboration et la mise en oeuvre du Cadre Stratégique de Lutte conter la Pauvreté (CSLP), la Lettre de cadrage du Président de la République et la Déclaration de Politique Générale du Premier ministre.

Aussi, au cours des dernières années, l’organisation du système éducatif malien a fait l’objet de nombreux rapports et analyses réalisés soit par des consultants locaux, soit par des experts internationaux, qui ont posé des diagnostics conséquents. Ces études ont permis d’avoir une vision assez claire sur l’insertion des produits du système éducatif malien.

Après son accession à l’indépendance (1960), le Mali s’est doté d’un système éducatif original, dont l’objectif visait à répondre aux besoins les plus urgents du nouvel Etat en personnel qualifié, dans le cadre d’une gestion socialisante de l’économie.

Ce système a fonctionné de façon satisfaisante pendant les vingt premières années d’existence. Sa pertinence s’est ensuite progressivement dégradée pour plusieurs raisons, entre autres: l’évolution de l’économie malienne vers un système mixte, avec un développement d’activités privées et un désengagement de l’Etat des activités productives, les formations proposées par les écoles avec des contenus inadaptés aux besoins du marché.

Selon le conférencier M. Modibo Koly Kéïta, force est de reconnaître que le chômage est en partie dû à l’inadéquation entre la formation et l’emploi, mais aussi au manque d’information.

Bakoroba Coulibaly

19 novembre 2007.