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S’il y a un évènement qui fait des gorges chaudes au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS), c’est bien le renouvellement de son bureau politique, la semaine dernière, qui a consacré Karim Wade, fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, numéro 2 du parti. Toute chose qui a irrité plusieurs ténors du parti tels Babacar Gaye, Amadou Sall, Cheikh Tidiane Sech, qui ont refusé d’intégrer ce bureau politique imposé par Abdoulaye Wade, leur compagnon de longue date. En effet, depuis de longues années, le PDS a été considéré comme un patrimoine familial par celui-là qu’on surnomme Gorgui. C’est dire donc que l’entêtement de Wade à vouloir à tout prix imposer son fils Karim, risque de faire imploser le PDS qui, on le sait, n’était déjà pas au mieux de sa forme depuis le départ de certains de ses cadres. En tout cas, l’un des responsables du parti ne va pas avec le dos de la cuillère pour affirmer ceci : « C’est un testament au profit de Karim ! Nous sommes dans une gestion népotique d’un parti qui implose ».La question que l’on peut se poser est la suivante : pourquoi vouloir coûte que coûte imposer Karim ? Un parti politique n’est pas un champ avec un propriétaire. Jamais, dans l’histoire politique du Sénégal, l’on n’avait vu pareille situation où le père ne jure que par le fils, s’il n’en fait pas un demi- Dieu…LePays