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La salle de rencontre de l’Hotel Azalaï, sis à Hamdallaye ACI 2000, a abrité le jeudi 8 mars une conférence de presse sur l’implication des leaders religieux de toutes les confessions dans la lutte contre le VIH/Sida dans notre pays. Le 8 mars est considéré depuis 1977 par l’Organisation des Nations Unies officiellement comme Journée Internationale de la Femme. _ Les leaders religieux de notre pays, avec à leur tête, M. El Hadj Thierno Hady Thiam, le Révérend -Pasteur Daniel Tangara et les membres partenaires de la lutte contre le Sida dans notre pays étaient en conclave.

L’Onusida qui a fêté ses 10 années d’existence a repris le flambeau du Programme Mondial de Lutte contre le Sida de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) depuis sa création en 1996. Les deux facteurs qui ont motivé à la création sont : la nécessité d’élargir les bases de la riposte à l’épidémie pour prendre appui sur des secteurs allant de la santé au développement économique et la nécessité d’assurer une meilleure coordination de l’appui du système des Nations Unies.


L’ENGAGEMENT DES LEADERS RELIGIEUX

Parmi ses principales réalisations, l’Onusida a encouragé la pleine participation de la société civile à la riposte au sida. Ainsi, dans le cadre de la célébration de son dixième anniversaire au Mali, l’Onusida, en collaboration avec le Haut Conseil National de Lutte contre le Sida (HCNLS), la Cellule Sectorielle de Lutte contre le Sida du ministère de la Santé, l’assistance technique de l’USAID/Health Policy Initiative, a choisi de mettre en exergue une des expériences les plus originales dans le domaine du VIH ; l’engagement des leaders religieux.

Les religieux forment un groupe singulier et permettent la prise en compte des questions culturelles dans les réponses du sida. C’est d’autant plus important dans un pays comme le Mali où la tradition, les modes de vie, la religion sont étroitement liés. Aussi, il existe une écoute réciproque entre les leaders religieux et la population.

USER DES RELATIONS DE PROXIMITE

Les leaders religieux entretiennent une relation de proximité. Au Mali, en effet, la spiritualité occupe une place de choix. A travers les prêches et les sermons, les religieux peuvent jouer un rôle important. Alors que le sexe et toute pratique relative à la sexualité sont des sujets très difficiles à aborder, voire tabous, les religieux savent aborder ces sujets avec beaucoup de tact.

C’est pourquoi El Hadj Thierno Thiam dira : “La mise en place de l’alliance des leaders religieux musulmans et chrétiens contre le sida est une innovation majeure et en Afrique. Malgré les particularités entre les différentes confessions, nous avons une vision générale qui est la lutte contre le VIH/Sida dans nos communautés”.

L’engagement des religieux ne s’est pas fait de façon spontanée. Le processus a été long et difficile. Les stratégies mises en oeuvre sont basées sur la sensibilisation, la formation et le plaidoyer.

Lors de son intervention, la responsable de la santé de l’USAID au Mali, Dr Christine Sow nous dira : “C’est un grand plaisir pour moi de prendre part à cette conférence sur la lutte contre le VIH/Sida. Le Projet Initiative des Politiques de Santé de l’USAID a aussi contribué au renforcement des capacités des organisations religieuses et vient de faciliter avec l’appui financier du projet sous-régional Aware HIV/AIDS, un voyage d’étude au Mali des leaders religieux musulmans et chrétiens du Niger et du Burkina Faso qui vont répliquer à la riche expérience malienne dans leur pays”.

Cette cérémonie a vu la participation du représentant de l’OMS, Lamine Cissé Sar, M. Malick Sène, Secrétaire Exécutif du HCNLS qui n’a pas manqué de féliciter les femmes du monde pour leur fête, du président de RNILS, de la représentante de l’UNAFEM.

Moussa KONDO (Stagiaire)

099 mars 2007.