Partager

bebe1.jpgJeudi, sur le « terrain Bélier » de Lafiabougou, la cérémonie de lancement de la campagne nationale en faveur la promotion de la planification familiale (PF) édition 2007 avec comme slogan : « Implication effective des hommes pour la promotion de la planification familiale », a été présidée par Mme Diallo M’Bodji Sène, ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

Etaient également présents, Hamedy Simaga chef de cabinet du ministère de la Santé, Ibrahima Féfé Koné gouverneur du district de Bamako, Mamadou Diallo représentant du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), et Alex Newton directeur de l’USAID dans notre pays.

Réduction des taux des mortalités maternelle et néonatale liées à la grossesse ainsi qu’à l’accouchement, sont les principaux objectifs recherchés par cette campagne.


L’indice de fécondité est élevé au Mali et une femme faisant de nombreuses grossesses rapprochées, court de grands risques.

Selon les statistiques de l’enquête démographique et de santé (EDS III), chaque année, 3000 femmes meurent à cause de complications de la grossesse et de l’accouchement. Bref, une femme meurt toutes les 3 heures de causes liées à la grossesse ou à l’accouchement.

Cette situation est inacceptable d’où la nécessité de l’adoption et l’application de stratégies d’intervention efficaces.

Aujourd’hui, une volonté politique réelle de promouvoir la santé de la femme et de l’enfant existe. Ainsi, la promotion de la planification familiale fait partie d’une série d’actions initiées pour le bien-être social de la femme inscrit au rang des priorités de l’action gouvernementale, d’où désormais, l’intégration des services de Planification familiale dans le programme minimum d’activités à tous les niveaux de la pyramide sanitaire.

Comme actions initiées en ce sens, on peut citer le programme « Vision 2010 » destinée à réduire la mortalité maternelle et néonatale, la loi sur la santé de la reproduction (SR) adoptée en 2002, le plan stratégique de la SR.

bebe.jpgLe slogan de l’édition 2007 est révélateur du rôle capital des époux dans la planification familiale.

En effet, même si la loi garantit l’accès de tous aux méthodes contraceptives, au sein des couples, les hommes demeurent les premiers décideurs.

Aussi, leur adhésion et accompagnement pour une promotion véritable des méthodes de planning familial sont nécéssaires.
Le Fnuap, selon son représentant, soutient le gouvernement et ses initiatives en faveur de la promotion de la femme.
Pour, le responsable de l’USAID Alex Newton, la disponibilité des services de PF est un acquis qu’il faut renforcer par une augmentation de la demande et l’utilisation des méthodes de contraception.

De même, Mr Newton a estimé qu’un changement de comportement favorable de la part des hommes était également nécessaire.

Quant aux gouverneur du District, Ibrahima Féfé Koné et maire de la Commune IV, Issa Guindo, tous deux ont souligné l’importance de maîtriser la fécondité qui passe selon eux, par la vulgarisation de la promotion familiale.
Selon la ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, la planification familiale adoptée par notre pays vise deux objectifs majeurs : l’espacement des naissances et la lutte contre la stérilité.

Cependant dans le but d’atteindre les objectifs visés, renforcer l’offre de services jugée assez faible pour le moment s’avère nécessaire.

Pour Mme Diallo M’Bodji Sène, statistiques de la mortalité maternelle, interpellent décideurs, professionnels de la santé, partenaires, et tout un chacun pris individuellement.

Nombreuses activités de sensibilisation sur la planification familiale sont prévues tout le long de la campagne qui prendra fin à la mi-avril.

16 mars 2007.