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Des impacts de balles visibles quasiment partout dans la maison du président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira, tué lundi, témoignent de « la sauvagerie » de l’attaque, ont indiqué jeudi des membres de sa famille en ouvrant le lieu à la presse. « Nous faisons visiter les lieux à la presse pour que tout le monde sache ce qui s’est passé. Cette sauvagerie. Est-ce que c’est normal dans une société civilisée ?« , a interrogé un membre de sa famille, ne souhaitant pas être identifié. « J’étais venu l’avertir qu’après la mort de Tagmé (le chef d’état-major des forces armées tué dans un attentat dimanche soir), on viendrait ici pour le tuer, mais il a décidé de rester« , a-t-il ajouté. « S’il avait tué Tagmé, est-ce que vous croyez qu’il serait resté tranquillement à Bissau ?« . Une odeur de sang flottait encore dans la maison, dont chacune des portes portait de nombreuses traces de balles, de même que les meubles.