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Tchapsia Maïké, qui a surpris sa femme avec un gendarme retraité a commis l’irréparable samedi dernier.

L’histoire est sur toutes les lèvres à Maroua. Edouard Doba, gendarme révoqué, a été froidement tué le 5 avril dernier par Tchapsia Maïké, le mari de la dame avec qui il filait le parfait amour depuis près de quatre ans au lieu dit Wouro Lopé au quartier Douggoï à Maroua.

Selon ce dernier, c’est autour de 23 h que son épouse lui a demandé la permission d’aller rendre visite à sa belle-mère. Rien d’anormal dans cette partie du pays où en journée, la femme reste dans le « saré » et ne reçoit son autorisation de sortie que dans la soirée.

Sa belle-mère réside à quelques encablures de la maison de son fils. Jusqu’à 2h du matin, Damdam Djoubérou, l’épouse n’avait pas encore regagné le foyer conjugal. Son époux de 45 ans, soupçonneux, s’est alors armé d’une lance et s’est mis à la recherche de celle qu’il ne cesse d’appeler sa « moitié ».

Juste un petit détour et il est attiré par des gémissements. Dans la pénombre, il aperçoit deux individus qui s’amourachent. Tchapsia Maïké ne doute pas qu’il s’agit de son épouse et de son rival. Il brandit sa lance puis se ressaisit subitement. L’amant se lève spontanément et s’efforce d’enfiler son pantalon.

Il s’empare ensuite de sa vieille machette et tente d’intimider Tchapsia Maïké. Il lui assène même deux coups de poing. Le mari furieux n’hésite pas à planter sa lance visiblement empoisonnée dans la partie supérieure de l’abdomen de son rival qui meurt sur le champ.

Selon les sources proches de l’hôpital, la lance qui est aux mains des éléments de la brigade de gendarmerie de Douggoï a transpercé la chair de la victime de plus de 10 centimètres. La dame saisira le chef du quartier qui mettra la main sur Tchapsia Maïké avant de le conduire à gendarmerie.

Le mari, père de 12 enfants avec son épouse et quatre petits-fils déclare que son rival et son épouse entretiennent ces relations coupables depuis près de quatre ans. Bien plus, le gendarme révoqué venait de temps en temps à la maison de Tchapsia Maïké.

Le prétexte était tout trouvé : visite de courtoisie. Le mari n’a jamais apprécié, au point où il est allé se plaindre plusieurs fois auprès du chef de quartier, qui a vainement cherché à ramener Edouard Doba à la raison.

Sur les lieux du crime, on a récupéré non seulement la lance, mais aussi la machette et l’arrache-clou que l’amant de la femme avait par devers lui, ainsi que la lampe torche du mari, utilisée par l’épouse ce soir-là.

Le mari, qui est aux portes de la prison de Zokok ne donne pas l’impression de regretter son acte.

Source : Cameroon Tribune

12 avril 2008.