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L’attaque « terroriste » dimanche soir au Burkina Faso qui a fait au moins 18 morts « montre l’importance de rendre opérationnelle » la force des pays du G5 Sahel, a déclaré lundi le chef de l’UA, le président guinéen Alpha Condé.Les dirigeants des pays du G5 Sahel, soutenus par le président français Emmanuel Macron, avaient acté le 2 juillet à Bamako la constitution de cette force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre.L’UE a déjà promis 50 millions d’euros, auxquels doivent s’ajouter 50 millions de contributions des Etats membres, mais le G5 a estimé les besoins de fonctionnement de cette force à 423 millions.La ministre française des Armées, Florence Parly, avait affirmé le 31 juillet dernier à Niamey que la force des pays du G5 Sahel « trouvera la solution aux problèmes » des attaques jihadistes récurrentes dans la région et bénéficiera du soutien de l’opération française Barkhane.La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l’opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d’une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel – Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso – qui devrait compter 5.000 hommes.AFP.