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Et de trois ! Pour ne pas dire que Premier ministre n’est pas le premier à dégainer contre la rébellion comme il l’a fait vendredi dernier à Ségou. Avant lui, la junte, ensuite le président de la transition ont promis la guerre totale, s’il le fallait, aux forces obscures qui régentent le Nord du Mali sous prétexte d’indépendance de l’Azawad. Le discours est impeccable. Mais on attend de voir les résultats sur le terrain avant de l’applaudir.

Car force est de constater que les excès de la multitude incontrôlée sur les populations restées après le « repli stratégique de l’armée » (sic) continuent de plus bel. On se demande par quel miracle le Nord sera libéré. Au contraire, l’horizon s’obscurcit chaque jour un peu plus pour nos compatriotes qui ne voient toujours pas une ébauche de déclenchement de la tempête libératrice.

En cause de tergiversations inexplicables en temps de guerre. Arrêtons de nous leurrer nous-mêmes ! Il nous faut d’abord reconquérir la foi en Dieu, avoir foi en nous-mêmes, en l’ami avant de lancer l’assaut. C’est ce qui manque le plus aujourd’hui.

C’est par manque de foi que les acteurs au sud ont engagé une course au contrôle du pouvoir (comme si l’ordre constitutionnel n’est pas rétabli). C’est de bonne guerre que les apatrides, entre-temps, usent de subterfuges. Ils reçoivent des armes de mains souterraines et ils ont le toupet d’évoquer un arsenal abandonné par l’armée malienne, réputée désarmée dans ce conflit. Si ce n’est le vide sidéral, qui leur profite, on ne peut pas expliquer une telle liberté avec la vérité.

Aucun Malien n’ignore qu’une puissance étrangère pousse le MNLA à la roue de la partition du Mali. Tous les Maliens savent que de richissimes mollahs du golfe Persique parrainent le jihad islamique en Afrique de l’Ouest et rêvent de soumettre le continent tout entier au diktat de l’islamisme radical. La menace est précise.

Il est dès lors incompréhensible qu’on ressorte le mythe de la souveraineté nationale (d’ailleurs que vaut-elle quand les 2/3 du territoire sont occupés ?) pour repousser la main tendue tant qu’elle est sincère. Il s’agit de définir le rôle de chacun sur le terrain, étant donné que l’armée nationale doit être en première ligne. A la guerre comme à la guerre, tous les moyens sont permis.

Place donc aux actions combattantes ! Ayons foi en Dieu et laissons les autorités légitimes de la transition conduire le pays vers des cieux plus cléments sans autre interférence ! Rappelons-nous cette boutade du général-président guinéen Lansana Conté : « Dieu donne le pouvoir à qui Il veut ».

Nul n’est éternel. Les présidents vont se succéder. Mais le Mali restera. Alors que ce soit Dioncounda Traoré à sa tête ou un autre, à sa tête aujourd’hui où est le mal si telle est la volonté de Dieu ?

A. M. T.

04 Juin 2012