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Républicain : Quelles sont les surfaces disponibles dans votre région agricole pour l’initiative riz ?



Idrissa Diawara: Dans la zone de la Direction régionale de l’Agriculture (DRA) de Ségou, en matière de disponibilité en superficie, nous avons au niveau du périmètre de San Ouest 1 500 ha de maîtrise totale et plus de 1 000 ha de submersion contrôlée.

Au niveau de Bougoura (dans le cercle de Bla), nous avons environ 2 000 hectares en submersion contrôlée et tout ce qui est aménagement du PMB de Bla qu’on appelle le seuil de “Talo”. Il y a à Ouoloni 1 930 hectares et à Tounka 500 hectares en submersion contrôlée.

En plus de ces superficies de maîtrise submersion contrôlée, on note dans le cercle de Ségou les réalisations effectuées par l’ex-projet Fida qu’on appelait le PFDVS de Ségou en maîtrise totale du côté de Doura, notamment à Barampièla, à Ngoloba-bougou et à Doura même.

Aussi, dans l’ex-arrondissement de Farako le PFDVS a eu à réaliser des superficies qui sont en submersion contrôlée. Celles-ci sont les zones d’encadrement de la DRA. En outre, il faut voir le riz pluvial, le riz Nérika utilisé cette année par rapport à l’initiative riz, soit environ 14 440 hectares pour ce qui est autres riz : Nérika, Bafon, pluvial.


De nouvelles superficies ont-elles été préparées dans le cadre de l’initiative riz ou l’accent est il simplement mis sur l’existant ?

Dans la zone d’intervention de la DRA, il y a effectivement des nouvelles superficies qui ont été mises en place par rapport à la campagne agricole. Il faut dire qu’il y a 500 hectares réaménagés cette année au niveau de la plaine de San Ouest par Lux- Développement (le Luxembourgeois).

A cela s’ajoutent environ 1200 hectares réalisés dans le cadre du PMB de Bla sur le seuil de Talo. Mais il faut comprendre que c’est surtout dans les régions de Sikasso, Kayes, et Koulikoro qu’il était prévu l’extension de superficie en Nérika. Dans la région de Ségou, cette extension était au niveau des aménagements.

A San, il faut ajouter d’autres aménagements, mais en dehors de la zone DRA qui sont dans la zone office du Niger, notamment Koumouna 1 200 ha, du côté de Niono et d’autres superficies réalisées par le gouvernement dans le cadre de l’autosuffisance alimentaire dans l’aménagement global des superficies au niveau des plaines.


Avec toute cette superficie, combien de tonnes attendez-vous ?

Dans la submersion contrôlée, nous attendons environ 10 500 tonnes de paddy. En maîtrise totale, sur les 525 hectares en maîtrise totale de la DRA, nous attendons un rendement de 6 tonnes à l’hectare dans ces superficies. Et pour le riz de bas-fond, il faut l’amener à 1, 200 tonnes de rendement sur les 14 440 hectares.

Quelle est la production globale attendue dans la région ?

Dans la Région, il est attendu une production globale de près de 750 000 tonnes de paddy sur les 1 618 000 prévues au niveau national.


Comment envisagez-vous la disponibilité en engrais ?

Il faut signaler que depuis plus de 25 ans, dans la zone DRA de Ségou nous n’avons pas vu une telle injection d’engrais dans notre zone de production.

Nous avons reçu dans le cadre des contrats signés entre la société “Faso Djigui de Ségou” et la plaine de San Ouest, 405 tonnes d’urée, 60 tonnes de gneléni, 55 tonnes de DAP. Et aussi une injection de 14 tonnes d’engrais de la part de la FAO pour les inondations causées l’année dernière à partir du seuil de Talo, dans la zone de production de San Ouest.

A ces quantités, il faut ajouter aujourd’hui, du côtés du fournisseur Toguna qui a eu un contrat avec le gouvernement, 160 tonnes à Ségou, 160 tonnes à Bla (pour les périmètres de Bl, Fani, Bougoura) et 160 tonnes au niveau de San pour les périmètres San Ouest et le reste des submersion contrôlée. Et sans oublier World Vision qu’il faut saluer au passage qui a réalisé 300 hectares en submersion contrôlées à Da, à 10 km de la Commune dans le cercle de San.

Comment les paysans réagissent-ils face à la nouvelle situation?

Il y a, aujourd’hui, un engouement des paysans qui sont comblés dans toutes les zones de production de l’office du Niger et de la DRA. Contre 25 000 Fcfa sur le marché, cet engrais est cédé aux producteurs à 12 500 FCFA. Cela crée forcement un engouement par rapport à cette politique du gouvernement pour l’amélioration de la production rizicole.

Propos recueillis par

Boukary Daou

Envoyé spécial

16 Juillet 2008