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Il est attendu de la réunion de la 16e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (Ida) un engagement plus fort des partenaires, des contributions plus accrues.
En acceptant d’abriter du 15 au 18 juin 2010 la réunion de la 16e reconstitution des ressources de l’Ida, le Mali est devenu du coup la plaque tournante des Etats à revenu faible.

Troisième du genre, c’est la première fois que cette rencontre de haut niveau se tient dans un pays francophone, en l’occurrence le Mali. Ce choix de notre pays, à n’en pas douter, est à mettre à l’actif de sa stabilité politique, de sa bonne gouvernance, de sa bonne gestion macro-économique et celle des crises.

Outre le président de la République, Amadou Toumani Touré, qui a présidé mercredi après-midi au CICB la cérémonie d’ouverture, deux autres chefs d’Etat ont fait le déplacement de Bamako. Il s’agit de Me Abdoulaye Wade du Sénégal et Mme Ellen Johnson Sirleaf (Liberia). S’il est vrai que des similitudes existent entre les défis du continent, il n’en demeure pas moins que l’ampleur des défis de développement du Mali est attirante comme témoignent des indicateurs sociaux.

Le taux de prévalence de la pauvreté était de 43,7 % en 2009, le taux de mortalité infantile estimé à 96 décès pour 1000 naissances tandis que le taux brut de scolarisation était de l’ordre de 82 % en 2009 dont 73 % pour les filles.

A ce tableau, s’ajoute la préoccupante liste d’indicateurs sociaux ayant trait à l’inexistence totale d’infrastructures. Il reste entendu que ces indicateurs ont connu quelques améliorations ces dernières années. De la rencontre de Bamako qui se tient au moment où les séquelles profondes de la crise financière sont visibles, il est attendu un engagement plus fort des donateurs, des contributions plus accrues pour permettre au continent africain de relever les nombreux défis qui se présentent à lui.

Tout au long de son intervention, le président de la République a témoigné sur l’impact positif des projets et programmes financés par la Banque mondiale. Ce qui, aux dires du président ATT, a permis une transformation qualitative dans la vie des citoyens.

Dans le domaine de la santé par exemple, l’on a assisté au renforcement du tissu sanitaire, au relèvement du plateau technique. Le taux de couverture sanitaire est de 85 % dans un rayon de 15 km. D’autres secteurs comme l’eau, l’énergie ont fait l’objet d’attention soutenue de la part de la Banque mondiale. Celle-ci intervient au Mali pour un portefeuille de 778 millions de dollars.

Des actions magnifiées par le ministre de l’économie et des Finances, Sanoussi Touré, qui a attiré l’attention des partenaires sur des nouveaux secteurs stratégiques : enseignement supérieur, emploi et formation professionnelle.


Mohamed Daou

18 Juin 2010