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Il sort d’une longue hibernation consécutive aux législatives dernières et signe son retour de manière fracassante. Devrait-on désormais compter avec lui ?

Il était le plus conciliant et le plus « compréhensif » par rapport à ATT. Mais, ces temps-ci, IBK, le patron du RPM semble avoir changé de stratégie. A Ségou, lors d’une récente visite, IBK a été on ne peut plus incisif.

« Quand le président de la Cour constitutionnelle dit lui-même qu’il n’a jamais assisté à des fraudes aussi massives ; quand le directeur national de l’intérieur y va également de son trémolo, les partenaires au développement savent ce qui s’est passé ici aussi bien à la présidentielle qu’aux législatives. Malgré tout ce qui a été entrepris et fait, lors de la présidentielle, on a eu du mal à nous mettre en dessous de 5 : on a eu 19 et quelques ».

Pour IBK, il faut « qu’ensemble, tous les fils du pays envisagent les grands sujets de la nation avec sérieux, rigueur, responsabilité et que chacun de nous donne son point de vue. Mais, il n’est pas bon, il n’est pas sain que, comme des canetons, on se mette à la queue leu leu pour suivre un leader, ou un responsable national, qu’il soit dans la vérité ou dans l’erreur. Ce n’est même pas dans l’intérêt de la démocratie, ni dans l’intérêt de ce leader et surtout pas l’intérêt du pays ».

Le Nord, la corruption, le sursaut national… la CMDT, l’école ont été des questions abordées à cette occasion. « Quand un gouvernement ou un Etat n’assume pas ses responsabilités, il met son pays en danger.

Nous sommes en danger. Ce n’est pas un souhait, c’est un constat. En venant ici ce matin, quand j’entendais encore sur la même radio étrangère, qui chaque fois nous donne les nouvelles du Nord, que Tessalit a été attaqué, que 3 gendarmes ont été enlevés et qu’un véhicule a été détruit, j’ai dit « Allah Akbar ». Que Dieu sauve le Mali ! ».


Alexis Kalambry

24 Juillet 2008