Partager

Ancien Premier ministre, ancien président de l’Assemblée nationale et président du Rassemblement pour le Mali (RPM), Ibrahim

Boubacar Kéïta est l’une des rares personnalités politiques maliennes à être conviées à l’investiture du nouveau président américain, Barack Obama. Il avait participé également à la Convention des démocrates à Denver (Colorado) qui a investi Obama, en août dernier. IBK sera heureux le 20 janvier prochain, de voir ses compatriotes, Amadou et Mariam, aussi invités à Washington. Le célèbre couple aveugle chantera au cours de cette cérémonie grandiose qui enregistrera la participation de plusieurs autres artistes.

C’est le 20 janvier prochain que le tout nouveau président américain, Barack Obama prendra fonction. Quatre jours de cérémonie sont prévues pour cette investiture, avec les traditionnels bals mais aussi une participation active des futurs président et vice-président à la journée d’hommage à Martin Luther King. Ces événements devraient attirer des millions de visiteurs à Washington pour la prestation de serment du premier président noir de l’histoire des Etats-Unis.

Le programme préliminaire prévoit une cérémonie de prières nationales au lendemain de l’investiture officielle de Barack Obama et de son vice-président Joe Biden, le 20 janvier 2009.

Le même programme commence par une cérémonie d’accueil des visiteurs à Washington, le dimanche 18 janvier. Ensuite, les deux présidents participeront à un projet dit d’intérêt général pour la journée d’hommage à Martin Luther King, au cours de laquelle ils exhorteront les Américains à suivre leur exemple et participer à des actions de volontariat en mémoire du militant des droits civils.

La journée d’investiture reprendra nombre des passages obligés traditionnels, de la prestation de serment sur les marches du capitole au défilé jusqu’à la Maison Blanche, en passant par les bals. L’équipe de Barack Obama souhaite que les évènements ne soient pas réservés à un petit nombre de privilégiés. Leur vœu est que l’investiture soit la plus accessible possible au public, avec notamment l’ouverture entière du «National Mall» pour les millions de personnes attendues pour la prestation de serment.

Déjà, des mises en garde sévères ont été faites à ceux qui essaieront de revendre l’un des 240.000 billets qui seront distribués gratuitement pour l’investiture de Barack Obama. Idem pour la vente et la contre façon de ces billets.

La sénatrice démocrate de Californie, Dianne Feinstein, celle-là même qui préside la commission chargée des cérémonies officielles, a déclaré que par le passé, certains billets avaient été vendus jusqu’à 40.000 dollars. Pour ceux qui ne respecteraient pas l’interdiction, la sénatrice recommande une peine maximale d’un an de prison et 100.000 dollars d’amende.

Nombreux sont les Américains qui souhaitent participer aux différentes cérémonies consacrant l’investiture de Obama. Mais tous ne peuvent pas y être. Pour permettre à des défavorisés à ne pas manquer ce grand rendez-vous quadriennal, un homme d’affaires noir américain, Earl Stafford, a loué pour un million de dollars 300 chambres dans un hôtel central de la capitale américaine.

Ainsi, ils assisteront au passage du cortège présidentiel lors de la cérémonie d’investiture, le 20 janvier. L’homme d’affaires américain entend convier un millier d’invités dont au moins un tiers de personnes marginalisées, pauvres ou malades qui «sont des exemples pour la société».

Elles pourront assister pour trois nuits, du 18 au 20 janvier, aux évènements liés à l’investiture. La famille Stafford, qui finance l’évènement à travers une fondation privée du même nom, prévoit même de faire livrer smokings (costumes) robes de soirées et maquillage à ses invités.

Ce qui est sûr, c’est que le monde entier a les yeux rivés vers les Etats-Unis d’Amérique, notamment l’investiture de Barack Obama, dont le thème «renouveler la promesse de l’Amérique» est celui de la Convention nationale démocrate de Denver.

Pour revenir à IBK, rappelons qu’il vient d’être nommé membre de la commission de l’Internationale Socialiste sur les questions financières mondiales.

Il siège avec des fortes personnalités du monde entier telles le professeur Joseph Stiglitz des Etats-Unis, lauréat du Prix Nobel (président de la Commission), Anatoly Aksakov, membre du bureau de la Banque Centrale de la Fédération de Russie et membre du Parlement russe, Dr Hector Alexander, ministre de l’Economie et des Finances du Panama, Andres Velasco, ministre des Finances du Chili, Fathala Oualalou, ancien ministre desFfinances du Maroc…

Cette commission, chargée d’élaborer une réponse globale social-démocrate à la crise, envisage des réunions, y compris des séminaires avec des académiciens et des experts.

De même, elle prévoit une conférence dans le premier semestre 2009, pour contribuer à l’élaboration d’une feuille de route pour maîtriser la crise dans laquelle la «démocratie, inclusion sociale, justice, développement vert et protection de l’environnement trouveront leur véritable place».

La présence de IBK au sein de cette grande Commission a été positivement accueillie au sein de l’Hémicycle où il a récemment fait une brillante intervention, lors de l’interpellation du gouvernement sur la crise financière.

Majorité et opposition l’ont applaudi comme un seul homme. Bien qu’il soit opposant, IBK a encouragé le gouvernement sur les efforts qu’il entreprend avant de laisser entendre que : «quand il y a certains problèmes graves à l’image de cette crise financière, opposition et majorité doivent se donner la main pour trouver les solutions idoines qui conviennent à notre pays».


Chahana TAKIOU

15 Décembre 2008