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Au Mali, lors de la présentation de ses vœux, le président Ibrahim Boubacar Keïta a affirmé que 2014 serait l’année de la lutte contre la corruption. Depuis décembre, une centaine de dossiers sont déjà devant le juge, et les auditions de nombreux cadres et personnalités ont commencé.

Les bureaux, qui reçoivent les cadres entendus dans les dossiers de la lutte contre la corruption, deviennent exigus tellement ils voient du monde défiler. On y retrouve des anciens ministres des Finances, des directeurs généraux, des directeurs financiers ou encore des banquiers. Les interrogatoires durent parfois plus de treize heures par jour.

Des sommes vertigineuses en jeu

Les montants des sommes détournées ou à justifier donnent le vertige. On avance le chiffre de près de 50 milliards de francs CFA pour moins de vingt dossiers. A côté de probables petites manœuvres pour détourner quelques sous, il y a aussi probablement de gros scandales en perspective.

C’est le cas de l’attribution de la troisième licence de téléphonie mobile. Le vérificateur général, le « monsieur anticorruption » au Mali, affirme déjà que la procédure d’attribution de cette licence n’est pas du tout orthodoxe. En clair, on soupçonne le versement d’énormes pots-de-vin. Dans ce dossier, il est notamment question d’un homme qui se serait rendu discrètement dans un pays voisin du Mali, pour récupérer une grosse mallette.

Et ce jeudi, des hommes d’affaires maliens, qui doivent être entendus, ont été priés de ne pas sortir du territoire national.

Article publié le : jeudi 02 janvier 2014 à 11:34 – Dernière modification le : jeudi 02 janvier 2014 à 11:34 par RFI