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En fin de mandat dans quelques mois, le président de la République semble entretenir le mystère sur son intention de briguer ou non un second mandat à l’élection présidentielle du 29 juillet. Et concernant une éventuelle injonction de Paris contre sa candidature, IBK répond que « ce serait une bêtise. Les hommes intelligents n’en font pas ou si peu. Mon sort n’est pas entre ses mains. Je n’ai rien à demander à un chef d’Etat étranger. Je crois que le président Macron est conscient des enjeux et, d’ailleurs, il ne connaît pas ma décision ».

Répondant aux rumeurs d’un agacement de la part du président français, Emmanuel Macron, à son regard, il déclare qu’ »avec Emmanuel, on se tutoie. Le lendemain de mon arrivée à Paris, j’ai été reçu lundi [19 février] durant quarante-cinq minutes, dans une grande convivialité. C’est un homme très structuré, qui dit ce qu’il pense avec une totale franchise. Il n’a jamais été désagréable avec moi ».

Enfin, pour ses intentions, il entretient le suspense. « Je ne vous le dirai pas. Si je décide de me présenter à nouveau, j’en réserverai la primeur aux Maliens. Et je ferai en sorte que tous les candidats puissent mener campagne dans les meilleures conditions. Le 29 juillet, il y aura un scrutin présidentiel. J’ai mission de faire en sorte que la démocratie soit confortée au Mali. Je ne peux pas prendre le risque d’un quelconque glissement du calendrier électoral. On a vu ailleurs, en Afrique, ce qu’il en coûte d’aller au-delà du délai constitutionnel », a-t-conclu.

Rassemblés par MD avec le Monde


Mobilisation en faveur du g5 : L’agacement contre les Occidentaux

Face au problème de mobilisation des fonds pour le G5-Sahel, IBK a confié sa colère à nos confrères français. « C’est le nœud gordien. Je suis vraiment agacé. Quand on sait ce qui est dépensé chaque jour en Irak et en Syrie dans des bombardements, voir les pays du Sahel aujourd’hui tendre la main pour avoir 423 millions d’euros, j’avoue que ça me fait mal. Nous ne sommes pas des mendiants. Nous ne sommes pas non plus responsables de la fin de Mouammar Kadhafi et du délitement de la situation en Libye, où il y aurait près de 13 millions d’armes en circulation. La communauté internationale a un devoir d’action et de solidarité. La France l’a très bien compris. François Hollande a fait de son mieux et Emmanuel Macron, avec son dynamisme particulier, est en train de pousser avec la chancelière allemande, Angela Merkel ».

Du 23 Février 2018