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Le Front pour la Démocratie et la République (FDR) n’est pas le Front pour la Démolition de la République comme certains détracteurs de cette coalition d’associations et de partis politiques LE PRETENDENT. El Hadji Ibrahim Boubacar Kéïta, le président de ladite coalition, a coupé court à toutes les allégations et supputations en soutenant qu’au FDR, ils ne sont pas des irresponsables qui appelleront à détruire le pays.

« Bien que nous soyons convaincus qu’il s’est passé des choses anormales, injustes, à l’occasion de la présidentielle du 29 avril dernier, nous n’allons pas dire «Monsieur Amadou Toumani Touré», mais Monsieur le Président de la République, au regard de l’esprit républicain que nous avons et que nous privilégeons au FDR.

Autrement dit, nous reconnaissons Amadou Toumani Touré comme président de la République du Mali
 » a-t-il martelé au nom de ses camarades. Avant de confirmer que le FDR ira aux élections législatives au nom du peuple malien, afin de ne pas laisser le pays entre les seules mains des apprentis sorciers.

En adage bien connu de chez nous dit que «l’on reconnaît les grands hommes dans les épreuves». Eh bien, la véracité de cet adage vient d’être prouvée par El Hadji Ibrahim Boubacar Kéïta et ses camarades regroupés au sein du FDR (Front pour la Démocratie et la République) notamment Tiébilé Dramé, Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise et Soumeylou Boubèye Maïga.

En effet, ceux-ci, malgré la crise qui prévaut actuellement au Mali, née des consultations électorales du 29 avril dernier, viennent de prouver aux yeux de l’opinion nationale et internationale qu’ils sont des républicains en acceptant, le verdict de la Cour Constitutionnelle confirmant la victoire, dès le premier tour, de leur adversaire Amadou Toumani Touré avec 71, 20% des suffrages exprimés, estimés à un peu plus de deux millions.

« Bien que nous soyons convaincus qu’il s’est passé des choses anormales, injustes, à l’occasion de la présidentielle du 29 avril dernier, nous n’allons pas dire «Monsieur Amadou Toumani Touré», mais Monsieur le Président de la République, au regard de l’esprit républicain que nous avons et que nous privilégeons au FDR. Autrement dit, nous reconnaissons Amadou Toumani Touré comme président de la République du Mali » a-t-il martelé au nom de ses camarades leaders du FDR. Avant d’ajouter qu’au FDR, ils sont des républicains et des démocrates. « Contrairement à beaucoup, nous savons d’où vient le Mali et où il va. C’est pourquoi, nous n’allons jamais, au grand jamais, appeler à casser et à détruire ce pays comme d’autres l’ont voulu en 1997 » a-t-il souligné devant un public venu très nombreux prendre d’assaut la grande salle de conférence du CICB.

Une pierre lancée, sans doute, dans le jardin de Me Mountaga Tall et de Choguel Maïga qui faisaient partie, à cette époque de l’opposition radicale. Aussi, a-t-il poursuivi « nous ne sommes pas des irresponsables pour mettre notre pays à genou. Et ce comportement, nous l’avons prouvé à suffisance à des occasions précieuses de l’histoire du Mali. Face à la situation actuelle, on ne nous trouvera pas là où l’on nous attend, car notre sens élevé du devoir, du patriotisme nous recommande la sagesse, le sacrifice et le courage d’affronter les provocations, d’aller de l’avant pour le bonheur et la prospérité du pays. Car seul compte pour nous le Mali« .

IBK a également apprécié et salué le comportement de l’église qui, selon lui, a su avec courage et détermination jouer son rôle en prélude à la consultation électorale. Parlant de cette consultation, le président du FDR a indiqué que « la lumière divine a éclairé tout, à telle enseigne que l’administration territoriale, les hommes de droit (Cour Constitutionnelle NDLR) se sont emmêlés les pinceaux au décompte des voix électorales« .

Des « bénédictions » pour ATT

Malgré tout, IBK a déclaré que le combat du FDR n’est pas dirigé contre une personne, mais un système qu’il faut changer au fur et à mesure. « Je fais des bénédictions pour ATT afin qu’il ne puisse pas tomber dans le piège de certains de ses compagnons que nous connaissons autant que le peuple malien. Que Dieu le protège contre ceux-ci pour le bonheur du grand Mali » a souligné le président du FDR. _ « Nous les connaissons, il s’agit de Me Tall surtout » a clamé en choeur le public.

Enfin, IBK a confirmé que le FDR ira bel et bien aux élections législatives au nom du peuple malien afin de ne pas laisser le pays entre les seules mains des apprentis-sorciers. Pour cela, il a appelé les militants à rester mobilisés pour sauver la démocratie malienne.

Auparavant, le porte-parole du FDR, Djiguiba Kéïta dit PPR avait fait lecture de la déclaration, déjà rendue publique, de la coalition après la proclamation des résultats. Cette déclaration, pour rappel, après avoir fait remarquer les irrégularités qui ont entaché le bon déroulement du scrutin du 29 avril 2007, prend acte de l’arrêt de la Cour Constitutionnelle qui a confirmé la victoire, dès le premier tour, du président-candidat ATT avec 71, 20% des suffrages exprimés.

Vers un vide juridique ?

Après « PPR », c’est le président de la COPP, un parti membre du FDR, Me Mamadou Gakou, qui assure, avec d’autres avocats, la défense du Front qui a pris la parole pour démonter l’arrêt de la Cour Constitutionnelle. Il y a eu bel et bien violation de la Constitution et de la loi électorale, comme écrit dans la requête. Aussi, celui que ses camarades appellent « le meilleur en matière de procédure » d’où son sobriquet « le Vergès malien » du nom du très célèbre avocat français Jacques Vergès, a révélé que le Mali court vers un vide juridique s’agissant de la prise de fonction du nouveau président de la République.

« La Cour a rendu son arrêt le 12 mai 2007.Son président Salif Kanouté a déclaré que le nouveau président de la République prend fonction le 8 juin prochain. Alors que l’article 37 de la Constitution indique que le nouveau président est investi deux semaines après la proclamations des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle. Celle-ci ayant rendu son arrêt le 12 mai, l’investiture devrait être donc le 27 mai prochain. Ainsi, entre le 27 mai prochain et le 8 juin prochain, il y a un vide juridique« . Toute chose, selon lui, qui souligne « l’inconséquence » de la Cour.

A noter également, qu’au cours de ce meeting, la représentante des femmes (Mme Cissoko Hawa Coulibaly) et celui des jeunes (Dr Moussa Balla Diakité) du FDR ont pris la parole pour assurer les leaders de leur détermination et de leur mobilisation pour défendre la cause du Front pour le bonheur du peuple malien.


Alassane DIARRA

21 mai 2007.