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Au Groupe scolaire A, B, C de Sébénikoro, le candidat Ibrahim Boubacar Keita et son épouse ont voté hier dans le bureau de vote n°1. Sous les objectifs de Camara et les flashs des médias nationaux et internationaux, l’homme a été adoubé par ses fans à l’entrée dudit centre de vote. Après l’accomplissement de son devoir citoyen, IBK s’est adressé à la presse à son domicile, à Sébénikoro. Lisez sa réaction.

Je voudrai vous dire combien je souhaite m’excuser de tous les désagréments que vous avez subis ce matin. Certains ont été bousculés et même quelques fois de manière brutale que je déplore. Vous savez, il y a tellement d’enthousiasme, ce peuple semble tellement heureux de renouer avec les pratiques démocratiques qu’il y a des débordements. Et ça, vous l’avez compris. C’est une fête de la démocratie et j’espère que chacun de nous la vive ainsi. Et qu’au soir de ce scrutin, seul le Mali soit gagnant.

Le Mali fier, debout et digne, le Mali qui renoue avec son passé le plus glorieux et le plus beau. Et qui nous fait oublier le cauchemar de ces dernières années, qui nous fait oublier cette tragédie incommensurable que nous avons vécue et dont nous revenons à peine. Je vous sais gré à tous et à toutes de votre engagement à informer le monde et à informer le Mali de ce qui est en train de se dérouler et qui nous promet, inch Allah, un taux de participation absolument élevé jamais connu dans ce pays. Et qu’au sortir de cela, nous ayons un chef de l’Etat légitime parce qu’élu sur une base très claire et très nette, sans aucune ambigüité. Je crois que c’est cela le fondement et le départ d’un Mali nouveau.

Avec cette effervescence populaire, êtes-vous confiant ?

Je suis toujours confiant. J’ai toujours cru en ce peuple-là et je crois en ce peuple très profondément. Je l’ai senti tout au long de la campagne. J’étais en fusion avec lui tout au long de la campagne. Je n’ai aucune raison de ne pas être confiant, de ne pas être optimiste pour le Mali.

Accepterez-vous les résultats, quels qu’ils soient ?
J’ai toujours été un démocrate indécrottable. Dans ce pays, on ne m’a jamais vu contester des résultats postélectoraux, jamais. J’ai toujours dit dura lex sed lex. Et je n’ai pas raison de changer à mon âge.

Pensez-vous que tout peut se jouer au premier tour ?

On le saura ce soir. Je suis un démocrate et je crois en les vertus de la démocratie. Seul le scrutin sera décisif et nous dira ce qu’il en est. Au sortir des urnes, nous saurions ce que les Maliens auront décidé.

Dioncounda Traoré et Mintou Doucouré votent au Lycée Mamadou Sarr

Aux environs de 09heures, le président par intérim, Dioncounda Traoré et son épouse Mintou Doucouré se sont sacrifiés pour l’élection du futur président. Entre les 27 candidats, le président de la République et son épouse ont leur choix. Sous haute escorte, le président de République qui a voté au bureau N° 06 s’est prêté aux questions des journalistes. Selon lui, c’est une joie pour lui de voir ce monde autour de lui.

« Il est de mon devoir de venir pour l’accomplissement de ma mission avec mon épouse. J’exhorte tous les candidats à respecter le verdict des urnes », a-t-il déclaré.

Moussa Sinko Coulibaly, Ministre de l’Administration territoriale

«Je pense que d’une manière générale, que ce soit à Bamako ou dans les autres régions et aussi les informations que nous avons à travers nos représentants diplomatiques, l’opération commence dans de bonne condition. C’est avec un bonheur immense que je viens d’accomplir ce geste. Je suis animé par un sentiment de patriotisme et j’espère que tous les Maliens en âge de voter le feront aussi afin de choisir le président ou ceux qui seront les deux finalistes pour le deuxième tour du 11 Aout 2013».

Soumaila Cissé après son vote : «Je suis très confiant et espère qu’il y ait un bon taux de participation»

Accompagné de son épouse, Astan Traoré, Soumaïla Cissé a accompli son devoir civique dans la salle N° 25 de l’école Mamadou Goundo Simaga de Balabougou, le dimanche 28 juillet 2013. Et sa femme a voté au bureau N°15 du même centre.Juste après son vote, nous lui avons tendu notre micro.
Après avoir voté, Soumaïla Cissé s’est dit impressionné par l’affluence des électeurs et a exprimé son souhait qu’il y ait un bon taux de participation.

Parlant des 1,9 millions de cartes d’électeurs qui ont défrayé la chronique, Soumaïla Cissé a été on ne peut plus clair : «ce débat a déjà eu lieu». A la question de savoir s’il accepterait les résultats, il a répondu qu’en cas de problème, il va passer par les voies légales. «De toutes les façons, je suis très confiant», a-t-il dit. En ce qui concerne la transparence de l’élection, M. Cissé a précisé qu’il sera difficile pour lui de répondre dans la généralité. « En tout cas, j’ai voté dans la transparence », conclura le candidat de l’URD, Soumaïla Cissé.

Moussa Mara

«Ce jour est un grand jour pour moi. Un jour de fierté pour remettre notre pays sur les rails. Depuis mars 2012, la situation de notre pays est critique. L’engouement que j’ai vu aujourd’hui me réconforte largement et je demande au président qui sera élu d’être à la hauteur de la tâche pour un retour définitif de la paix dans notre pays».

Scrutin du 28 Juillet : Forte mobilisation en Commune IV du District

Hier, dans les différents centres de vote de cette circonscription électorale que nous avons sillonnés, il y avait de quoi se réjouir. Les populations semblent bien percevoir l’enjeu de ce scrutin et l’on s’achemine vraisemblablement vers le meilleur taux de participation de l’ère démocratique au Mali, du moins dans ladite commune.

Il est un peu moins de 8 heures quand notre équipe de reportage se pointe au centre de Sébénikoro 1. Les bureaux ne sont pas encore ouverts mais les électeurs sont déjà en file indienne. D’autres errent entre les 18 bureaux que compte le centre pour identifier leur lieu de vote. Dans la cour, on peut remarquer des attroupements çà et là, au milieu desquels on aperçoit le plus souvent un homme accroché à son téléphone, histoire d’aider les autres à retrouver leur bureau via le réseau Orange ou Malitel.

Car, les équipes techniques qui doivent servir à orienter les «retardataires», ne sont toujours pas sur place. Mais là encore le réseau trahit parfois. C’est pourquoi, la colère est montée d’un cran chez certains. «En tout cas, si nous ne votons pas il n’y aura pas de résultat car nous avons pris la carte pour cela», crache un potentiel électeur, carte Nina en main. Dans la foulée un autre, du troisième âge, fulmine : «Ils (entendez les décideurs) ne veulent pas que le processus réussisse».

A 08H pile, Issa Diakité, coordinateur du centre, donne le ton à travers une cloche à laquelle il donna trois coups nourris. Voilà que le vote commence dans le centre 1 de cette école fondamentale. Interrogé par nos soins, le coordinateur rassure que tous les matériels sont en place, ainsi que les agents électoraux. Sauf qu’on peut à peine compter 10 représentants de candidats par bureau sur les 27 en lice. Cette faible représentativité des candidats est d’ailleurs commune à tous les centres que nous avons visités. Et ceux qui faufilent entre les bureaux ? A cette question, Issa Diakité se veut ferme : « Ils sont dans cette situation par le fait de la négligence sinon ils ont eu tout le temps pour vérifier ».

Même son de cloche dans le centre 2, jouxtant le centre 1. Là bas, il y a 24 bureaux de vote. «Pas de difficulté majeure», rassure Drissa Camara coordinateur adjoint du centre. Seuls couacs qu’il reconnait, c’est que deux bureaux sur les 24 n’avaient pas au départ ni enveloppe ni tenue pour les agents électoraux. Pour leur part, des électeurs apprécient le déroulement du processus. «Je n’ai eu aucune difficulté. Dès que je suis entrée dans le bureau, on m’a toute de suite identifiée sur la liste et j’ai voté en toute tranquillité», confie Aminata Bakayoko, sourire aux lèvres.

Au Groupe scolaire A, B, C de Sébénikoro, la mobilisation est exceptionnelle. C’est d’ailleurs là que le candidat du RPM et son épouse ont accompli leur devoir citoyen. Au total, 12 276 électeurs y sont inscrits pour 25 bureaux de vote. Mais là-bas, il y a bien à craindre que le caractère secret du vote prenne un coup car 07 bureaux logent sous des hangars. Le coordinateur, Abdoulaye Biti Bally rassure quand même que tout se passe bien depuis 8H. Toutefois, il reconnait que la difficulté pour les électeurs à retrouver leurs bureaux peut bien influer sur le taux de participation de façon à le tirer vers le bas. C’est pourquoi il s’est fait secourir par ceux qu’il appelle des pionniers pour leur orientation.

A Kalabambougou, il est presque midi quand des agents électoraux s’affairent encore à afficher des listes d’électeurs devant des bureaux de vote. Mais cela n’entache en rien l’optimisme du coordinateur encore moins l’ardeur des électeurs. En tout cas, Lassine Koné ne relève aucune difficulté dans son centre de 9 bureaux pour 4060 inscrits. «Ça été plus rapide que les années précédentes», se félicite cette électrice du nom de Mariam Sidibé qui affirme n’avoir rencontré aucune difficulté dans le processus de vote.

Dans les trois centres de Djicoroni-para, on ne relève aucune difficulté et partout la mobilisation est la même. Du centre Capitaine Mamadi Sylla à celui du Groupe scolaire Mamadou Lamine Diarra en passant par le centre Capitaine Mamadi Sylla Camp-para, les responsables électoraux se félicitent du bon déroulement du processus de vote. «Nous n’avons eu aucune difficulté depuis ce matin et nous avons à notre disposition tous les matériels électoraux», confesse Mariam Traoré, présidente du bureau de vote n°27 du centre du groupe scolaire Mamadou L. Diarra qui en compte 37 pour environ 18 mille inscrits.

Si Abdoulaye Arama a estimé que le vote est beaucoup plus facile en 2013 que les années précédentes, Sékou Diallo déplore le «manque d’organisation» devant et dans les bureaux de vote, qui est, dit-il, de nature à décourager les électeurs. «Les gens sont souvent pressés et de ce fait, ils ne respectent pas l’ordre. Nous sommes souvent obligés de faire appel aux agents de sécurité», renchérit Oumar Doumbia, assesseur au centre de l’école fondamentale B de Torokorobougou, venu voter à Djicoroni-para.

Rappelons que les centres Capitaine Mamadi Sylla et Capitaine Mamadi Sylla Camp-para font 20 bureaux de vote pour 9 454 électeurs.
De l’école de Pfie d’Hamdallaye (Plateau F) en passant par le Lycée Mamadou Sarr et le Groupe Scolaire Aminata Diop de Lafiabougou, c’est le comble dans les bureaux de vote. A l’école de Pfie d’Hamdallaye (Plateau F), le président du bureau de vote N° 05 se dit satisfait du démarrage du vote.

Selon lui, tout est en place et le vote a démarré à huit heures. Il fera savoir que les électeurs se sont manifestés pour porter à la tête du pays le premier responsable. Il n’a signalé aucune irrégularité. Son constat n’est autre que tous les partis politiques ne sont pas représentés. Contrairement aux observateurs de la Céni, de la Cour Constitutionnelle et de la communauté internationale. Même son de cloche avec le président du bureau N°01. Au Lycée Mamadou Sarr, c’est le grand monde.

Le président par intérim, le Pr Dioncounda Traoré y a accompli son devoir de citoyen dans les environs de 09 heures. Il s’est réjoui du bon déroulement du scrutin en exhortant tous les candidats à respecter le verdict des urnes.

Bakary SOGODOGO et

Destin GNIMADI

Le Prétoire du 29 Juillet 2013