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A l’occasion du 9e anniversaire de la création du Rassemblement pour le Mali (RPM), Ibrahim Boubacar Kéita, était hier mercredi face à la presse. Le parti a réitéré sa participation aux élections générales de 2012 et IBK a promis de se ranger derrière le candidat du parti.

Le Rassemblement pour le Mali a été créé en juin 2001. Pour commémorer le 9e anniversaire de sa création, son bureau politique national a organisé, hier au siège du parti à l’Hippodrome, une conférence de presse animée par son président Ibrahim Boubacar Kéita.

Peu avant, dans une déclaration liminaire lue par le secrétaire politique, Nacouma Kéita, le parti s’est réjoui de ses 9 ans d’existence marqués par un travail acharné au service de la défense des intérêts du peuple malien, de la construction patiente, méthodique et rigoureuse d’un instrument politique dédié à l’éducation civique et politique des militants.

Dans un contexte national de plus en plus soumis à la dure loi de l’argent-roi, le militantisme sincère, désintéressé, fondé sur une adhésion idéologique à un corpus de valeurs ou de principes devient une denrée rare. Mais, au RPM, dit-on on s’en enorgueillit, car sans le sou les militants ont relevé le défi électoral avec honneur et dignité.

Pour IBK, le parti, avec ses 9 ans, est sorti de « l’enfance et a atteint l’âge de la raison ». Né pour conquérir le pouvoir, le « parti du Tisserand » n’a jamais failli à cette mission, a expliqué IBK pour qui, conquérir le pouvoir est un devoir régalien, une mission pour les partis politiques. Et c’est sans ambages que le parti sera présent pour les élections générales de 2012.

A propos du candidat du RPM, IBK a indiqué qu’il « se rangera sans malice et sans ambition » derrière le candidat que le parti aura désigné. Évoquant le sujet d’une éventuelle fusion avec l’URD et l’Adéma/PASJ, il a indiqué que des contacts étaient en cours, mais que ce rassemblement est encore flou puisqu’on ne sait autour de qui il se fait ou se fera.

Sur les projets de loi portant Code des personnes et de la famille, l’abolition de la peine de mort, le président du RPM a attiré l’attention à ne pas tomber dans le mimétisme et dans la mode.

Pour ce qui est de la réforme constitutionnelle, le RPM entend organiser un atelier ce week-end afin pour déterminer sa position. La crise de l’école a été aussi abordée par IBK. Sur ce point, le leader du RPM a engagé tous les Maliens, et particulièrement les hommes des médias à jouer leur partition.

Denis Koné

01 Juillet 2010.