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Le Rassemblement pour le Mali (RPM) a lancé sa campagne, le dimanche 7 juillet 2013 au 26-Mars. Cette date restera longtemps gravée dans les annales de la vie politique du Mali comme étant l’un des rares événements à drainer autant de Maliens dans le stade de Yirimadio.

Dimanche 7 juillet 2013. Dès la fin de la matinée, des centaines de milliers de militants, sympathisants du Rassemblement pour le Mali (RPM) et de son candidat IBK, venus des contrées les plus reculées du Mali et de l’extérieur du pays ont commencé à convergé vers le stade du 26-Mars. A l’heure du rendez-vous, l’enceinte sportive, réputée au plan national pour sa grande capacité d’accueil a fait le plein. C’est dire que la mobilisation était de mise.

Abdoulaye Idrissa Maïga, directeur de campagne du parti, préparant le terrain au candidat Ibrahim Boubacar Kéita, a salué et remercié les militants et sympathisants du RPM qui ont bravé le soleil pour répondre à l’appel du parti. IBK qui n’est plus un homme à présenter, selon M. Maïga, a déjà fait montre d’un extraordinaire don de soi pour le Mali, a-t-il ajouté.

IBK, saluant la présence massive des militants et sympathisants, a trouvé que la campagne qui s’ouvre sera l’une des plus importantes de toute l’Histoire contemporaine de notre République. A l’entame de son adresse aux militants, il a évoqué la crise multidimensionnelle effroyable qui a ébranlé le fondement même de notre République.

Il a tenu à remercier la France à travers son président François Hollande qui a pris l’initiative d’autoriser l’opération Serval qui a permis de libérer les régions du Nord-Mali. Il a aussi salué le président Idriss Déby Itno pour son engagement aux côtés de notre pays.

La sécurité au cœur d’une vision globale

« Je salue le courage exceptionnel des Forces armées tchadiennes en mission au Mali. Elles ont payé un lourd tribut à la chasse aux bandes terroristes et criminelles », a-t-il rappelé. Les chefs d’états de la Cédéao, pour leur rôle déterminant dans la sortie de crise de notre pays, n’ont pas été oubliés.

Evoquant l’accord préliminaire de Ouagadougou, il dira qu’il constitue une étape vers la sortie de crise, avant d’appeler toutes les parties prenantes au respect des engagements. Sur la tenue de la date du scrutin (28 juillet), IBK se veux rassurant : « L’élection présidentielle se déroulera inch Allah sur l’ensemble de notre territoire national conformément à nos souhaits ».

A l’en croire, malgré les avancées, la nation malienne est toujours en danger. « La sécurité de nos concitoyens n’est pas assurée. Notre état s’est effondré. L’autorité a disparu. La corruption est devenue un poison. Le narcotrafic a gangrené notre société. La jeunesse est désemparée, sans emploi parfois sans espoir », a regretté IBK.

L’école, la sécurité, l’agriculture, la santé et l’économie occupent une place de choix dans le projet de société du porte-étendard du parti du Tisserand. Il a affirmé que l’école se trouve dans un état piteux et que la sécurité de nos concitoyens n’est pas assurée. Ayant une connaissance à nul autre pareil des enjeux et des défis à relever, IBK se dit prêt à servir le Mali.

« Oui je suis prêt à servir le Mali en devenant votre président de la République grâce à votre aide et celle Dieu. Je suis prêt à relever tous les défis, à redonner au Mali son honneur. Mes chers compatriotes, peuple du Mali, si vous me donnez votre confiance, l’une de mes priorités sera la réconciliation nationale », a-t-il conclu.

Diakaridia Sanogo

09 Juillet 2013