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Huit proches de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo sont désormais inculpés de « génocide » durant la crise politico-militaire meurtrière de 2010-2011, après deux nouvelles inculpations, a-t-on appris mardi de source judiciaire.Ce chef d’accusation est déjà porté depuis février contre l’ex-Première dame Simone Gbagbo. Ces huit personnes sont par ailleurs poursuivies pour crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’Etat et/ou infractions économiques, notamment détournement de fonds publics. Ces personnalités avaient été arrêtées puis incarcérées à la fin de la crise de décembre 2010-avril 2011, née du refus de M. Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010 et qui a fait quelque 3.000 morts. Le camp Gbagbo réclame sans relâche la libération de ses responsables en détention et fustige une « justice des vainqueurs », aucune figure du régime du président Alassane Ouattara n’ayant été encore poursuivie. Laurent Gbagbo est incarcéré à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité. L’audience de confirmation des charges pesant sur lui est prévue le 13 août. AFP.