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Le Bureau des produits pétroliers (BPP) à Faladié vient de réussir un grand coup. Il a saisi d’importants cartons de contrefaçons d’huiles lubrifiantes.
1670 cartons d’huiles lubrifiantes contrefaites de marque « Fuchs » commercialisée sous le nom « Titan Super Gear SAE 140 » : c’est la quantité saisie par le Bureau des produits pétroliers de Faladié.

Mardi, face à la presse, le chef du Bureau des produits pétroliers, l’inspecteur Diaguéli Diakité, a donné d’amples informations sur le sujet. Cette contrefaçon d’huiles lubrifiantes provient des pays asiatiques et particulièrement de la Chine labellisées sous le nom « Titan Super Gear SAE 140 ».

La saisie des cartons d’huile fait suite à une plainte d’un opérateur économique qui aurait été victime d’une contrefaçon de la marque dont il est le dépositaire. Au même moment, dira-t-il, son service reçut une correspondance du directeur du Centre malien de la promotion de la propriété intellectuelle adressée au directeur général des douanes.

Selon M. Diakité, l’huile en cause fait l’objet d’une marque déposée sous le numéro 58048 déposée auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) sous le n°3200800086 du 30 juin 2008.
Informée de l’affaire et suite à une investigation, le BPP a saisi deux cargaisons d’huiles lubrifiantes. Une à Bamako et l’autre par l’antenne du bureau de pétrole à Kayes.

« Nous avons mis un dispositif relatif à tous les arrivages éventuels de cargaisons d’huiles destinées à nos différents magasins et aires de dédouanement conformément aux dispositifs du plan opérationnel de la direction générale de la douane ».

A en croire le chef de bureau, la première saisie porte sur 800 cartons d’huiles d’une valeur de 1 968 000 F CFA en bidon d’un litre. La seconde porte sur 870 cartons d’huiles lubrifiantes d’une valeur de 5 032 921 F CFA de marque « Emasif » en bidon d’un litre qui n’était elle aussi qu’une forme voilée de « Titan Super Gear SAE 140 ». Ce qui représente une valeur de 7 000 921 F CFA.

Sur la qualité des produits, M. Diakité a affirmé que des prélèvements ont été aussitôt effectués sur l’huile saisie et sur l’huile du plaignant. Après analyse du laboratoire de « Manutention africaine Mali », il a été constaté que seul l’échantillon n°1 du plaignant est de bonne qualité avec un taux de viscosité (capacité à lubrifier) de 416 à 40 degré.

Tous les autres échantillons codés de 2 à 4, à ses dires, se sont avérés de mauvaise qualité. « Ce sont des huiles usagées recyclées ». Ces huiles sont le plus souvent utilisées pour les motos notamment les « Jakarta » et peuvent endommager un moteur.

A la question de savoir si le produit existe sur le marché, le chef de bureau dira qu’il n’en sait pas trop et que si tel est le cas, il revient à la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC) de s’occuper de son retrait du marché. M. Diakité a souligné que des enquêtes sont en cours pour démanteler tout le réseau et le mettre à la disposition de la justice.


Amadou Sidibé

23 Octobre 2008