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L’organisation Human Rights Watch (HRW) a accusé lundi les différents groupes armés (rebelles Touaregs, islamistes et arabes) qui contrôlent le Nord du Mali d’avoir commis de « nombreux crimes de guerre », en se livrant à des viols, des pillages et à l’enrôlement d’enfants-soldats. L’ONG accuse également les islamistes d’avoir sommairement exécuté deux hommes et amputé la main d’un autre au moins, d’avoir organisé des séances de flagellations publiques et menacé des femmes et des chrétiens. HRW dit disposer également d‘ »informations crédibles » sur la « détention arbitraire » et l‘ »exécution sommaire de Touaregs, membres des forces de sécurité et civils » par des militaires maliens.Au cours d’une mission de dix jours à Bamako, l’organisation de défense des droits de l’homme dit avoir interrogé plus de cent victimes et témoins d’abus, pour la majorité commis à Gao, Tombouctou, Diré, Niafounké, Ansongo et à Kidal, entre la fin mars et la mi-avril. La semaine dernière, le bureau du procureur de laCPI a déclaré suivre « attentivement » la situation au Mali et devrait « décider prochainement » s’il entame un examen préliminaire dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, déstabilisé par un coup d’État le 22 mars qui a ouvert la voie à une offensive éclair de groupes armés qui ont pris le contrôle de la moitié nord du pays. AFP.