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Une fidèle lectrice du journal nous fait parvenir ces remarques qu’elle a constatées de visu à Gabriel Touré.

J’ai été scandalisée par un acte qui s’est déroulé à l’hôpital Gabriel Touré il y a de cela quelques jours. Un proche à ma famille a fait venir un de ses frères du village malade d’une hernie pour une intervention chirurgicale. L’opération fut programmée pour le samedi 12 avril 2008, au matin.

Avec le patient et toute la famille, nous nous sommes rendus tôt à l’hôpital. Après les multiples va-et-vient, les ordonnances de dernière minute et tout le stress que les médecins eux-mêmes créent chez les patients et leurs familles, nous n’étions pas au bout de nos peines.

En effet, les médecins se sont enfermés dans la salle d’opération et nous ont remis la clef ! La salle se ferme de l’extérieur. Quand ils entrent, les docteurs font fermer la porte avec des cadenas par l’accompagnateur du malade qui reste dehors quelque part dans la cour avec les clés de la salle d’opération.

Ils prennent votre numéro de téléphone portable. La consigne est celle-ci : « dès que l’opération sera terminée, nous allons vous biper pour que vous venez nous ouvrir ! ».

Comment un inconnu peut manipuler les portes d’entrée d’un service où il ne travaille pas ? Même si c’était un week-end, comment peut-on ne pas trouver un préposé ou un système pour rester autonome.

En plus, il m’est revenu que ces interventions ne se font pas dans la légalité, c’est une habitude de ces docteurs pour se faire les poches et un manque à gagner pour l’Etat.

Des interventions programmées pendant les week-ends et les portes cadenassées de l’extérieur. Les Maliens sont souvent trop passifs c’est pourquoi la corruption perdure.

Ramata Souaré

23 avril 2008.