Partager

Le Centre hospitalier et universitaire Gabriel Touré traverse une crise sans précédant depuis un certains temps entre le Directeur général, le Dr Abdoulaye Néné Coulibaly, les médecins et le syndicat des travailleurs dudit établissement.

L’hôpital Gabriel Touré était au centre d’un bras de fer très tendu, la semaine dernière, entre le personnel de la pédiatrie et le directeur général. En effet, le directeur général a pris la décision sans aucune consultation au préalable du transfert de tout le personnel de la pédiatrie vers un nouveau bloc. Toute chose qui provoqua la colère de ce personnel pour des raisons d’éthique et de déontologie.

Le nouveau centre dont il s’agit ne dispose d’aucun équipement nécessaire pouvant prendre en charge les soins des enfants. Malgré cet état de fait, le directeur a maintenu sa décision. C’est ainsi qu’il autorisa aux manœuvres de faire sortir certains équipements, notamment les cuvettes dans le magasin qui pour la plupart ne sont plus en état de servir. Ceux-ci les ont transportés vers la maintenance dans le souci de récupérer certains d’entre eux.

Déjà avec l’ancienne pédiatrie, on pouvait constater le manque cruel d’équipements de qualité pouvant satisfaire le bon traitement des enfants en situation difficile. Le personnel pédiatrique travaille dans des conditions dérisoires. Peut-on parler réellement des innovations au niveau de cet hôpital ?

Il est clairement établi que par faute d’équipements adéquats, les médecins spécialistes, généralistes, les sages femmes et les infirmiers ne peuvent pas être efficaces et sont contraints de travailler dans des dures conditions pour sauver les patients.

Certains manœuvres interrogés ne sont pas allés par quatre chemins. « Nous vivons dans des conditions extrêmement pénibles, aucune de nos revendications n’est prise en compte par ce directeur », un d’entre eux ajouta même qu’en plus de son caractère dictatorial, il serait fortement impliqué dans les affaires malsaines.

Le personnel et le syndicat ont toujours décrié le vol et la disparition des matériels médicaux de l’hôpital Gabriel Touré. La question que se posent les uns et les autres est de savoir : Comment de telles opérations mafieuses ont pu se dérouler sous les yeux de la police et de la surveillante générale. ? Qui sont les complices ? Pourquoi aucune disposition n’est prise par le directeur pour empêcher cette bavure? S’il n’est pas dans le coup.

De sources proches de l’hôpital Gabriel Touré, on apprend qu’il serait en possession de 40 ha à Maraka-Koungo où sont ses centaines de têtes de bœufs. Il aurait acheté 5 ha vers Sélingué pour sa nouvelle femme à une valeur de 54 millions sur lesquels, il a déjà versé la somme de 24 millions. D’où vient donc cette richesse du directeur général ?

Cela pourrait ressembler à des biens mal acquis surtout pour qui connaît le niveau de salaire du fonctionnaire malien.

Il faut également rappeler que le directeur offre tous les grands marchés à un seul opérateur économique.

Cet autre manœuvre nous dira que « sous nos yeux et par la complicité de la surveillante générale et du directeur, des ambulances transportent des matériels vers une destination inconnue ».

Avec la forte pluie, qui s’était abattue dans la nuit du vendredi au samedi, des cas de décès d’enfants atteints de pneumonie ont été enregistrés. Tout cela démontre l’insuffisance criarde de matériels de qualité au niveau de la pédiatrie.

La cour de la structure manque d’espaces permettant aux malades en convalescence et leurs accompagnateurs de faire des mouvements en toute tranquillité.

Ainsi, ceux-ci sont exposés aux différentes intempéries.

Face à cette situation, il est temps que le gouvernement prenne le taureau par les cornes pour éviter un chaos au Gabriel Touré.

Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

Moustapha GUITTEYE

………………….

Syndicat National pour le Renouveau socio sanitaire Travail- Discipline Développement

SYNARESS : Bureau de la section de l’hôpital Gabriel Touré

Le secrétaire général du bureau de la Coordination de la section Synaress de l’hôpital Gabriel Touré

À

Monsieur le Directeur Général de l’hôpital Gabriel TOURE

Objet : restitution des biens de l’HGT

(Matériels, équipements, produits, divers) Volés et vendus par le Dr. Moulaye Cissouma – DGA sortant

Monsieur le Directeur,

De source sûre, nous avons appris le vol frauduleux et la vente dans un marché de la place des biens appartenant à l’hôpital Gabriel TOURE (matériels, équipements et produits divers) par le Docteur Moulaye Cissouma, directeur général adjoint au moment des faits.

D’autres sources affirment qu’une partie du butin aurait transité dans une clinique sise à Niamana qui appartiendrait au Dr. Cissouma Moulaye.

Face à cet acte grotesque et curieux, les travailleurs de l’HGT se demandent comment une telle opération a pu se dérouler sous les yeux de la police et de la surveillante générale, sans qu’il n’y ait la moindre réaction de leur part. Or, faut-il le rappeler, leur présence permanente à l’HGT vise essentiellement à assurer la sécurité des personnes (personnels et usagers) et des biens.

Devant la gravité des faits, et la nécessité d’envisager des mesures préventives pour que de tels actes ne se reproduisent plus dans notre structure, le bureau SYNARESS de l’HGT demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que tout le matériel disparu soit restitué dans les meilleurs délais.

En outre, le BCS-SYNARESS demande que tous les coupables (auteurs et complices) soient sévèrement sanctionnés.

Dans l’attente d’une suite diligente, veuillez prendre en compte, Monsieur le Directeur, l’essentiel de nos préoccupations.

Bamako, le 11 mars 2010

Ampliations

-SNS-AS-SYNACAM

-CME
PLE/BCS -SYNARESS

Archives

Le secrétaire Général

19 Juillet 2010.

Dr Harouna Sissoko