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L’émotion était dense hier, lundi 4 novembre, à la base de l’Opération Serval à l’aéroport de Bamako Senou, à l’occasion de la cérémonie d’hommage à ces deux vaillants journalistes, qui sont tombés au champ de la quête des informations. Après avoir exposé les deux corps sur le tarmac , c’est le ministre de la Communication et des nouvelles technologies de l’information, Jean Marie Sangaré, qui a pris la parole au nom du président de la République.

Il dira qu’il est difficile de sortir des mots lorsque l’on a devant soi des êtres chers, qui incarnaient la vie dans toute sa dimension et que l’on est contraint d’accepter qu’ils sont définitivement inanimés, incapables de donner ce bonheur dont ils étaient détenteurs à travers la nature de leur activité. » Ce qui est encore difficile, c’est de savoir que ces êtres chers sont fauchés par la volonté lâche de vulgaires barbares dont la seule motivation est de semer le chaos et la désolation « .

Il ajoutera que Ghislaine et Claude étaient deux amis du Mali, qui n’ont jamais donné un sens aux frontières, seulement mûs par leur soif d’informer, leur envie d’apporter leur pierre dans l’édification d’un Mali démocratique et paisible. « Samedi encore, ils avaient cette envie et ils nous promettaient des reportages dont leur tandem avait la dextérité.

« Il a enfin lancé un message d’adieu : « Ghislaine et Claude, soyez sûrs d’une chose : vous laissez un immense héritage dont le Mali saura tirer bénéfice et dont des générations de journalistes et techniciens prendront comme repère et répertoire. Le Mali vous sera éternellement reconnaissant « a-t-il tristement déclaré.

Le président de la République a ensuite décoré les deux journalistes de la médaille de Chevalier de l’Ordre National à titre posthume. Leurs dépouilles ont été par la suite ramenées dans la salle froide du Frêt, en attendant leur retour définitif en France, au petit matin de ce mardi 5 novembre 2013.

Une conférence de presse avec le président de la République était prévue dans le salon d’honneur après la cérémonie. Malheureusement, sous le coup de l’émotion, le président IBK n’a pas pu s’adresser aux journalistes.

Clarisse NJIKAM

05 Novembre 2013