Partager


Le début de l’hivernage à Bamako s’accompagne toujours d’un ensevelissement par endroits des berges du fleuve Niger dû aux déchets de la vie quotidienne des Bamakois. Ces déchets causent d’énormes préjudices sur la qualité de l’eau fleuve, nuisent à la capacité du fleuve à se régénérer.

LA QUALITE DEPLORABLE DE L’EAU

La qualité de l’eau du fleuve Niger à partir de Bamako est fortement dégradée. Cette situation est également imputable au comportement des habitants de Bamako à travers la production des déchets solides et liquides.

LES DECHETS LIQUIDES

Ces derniers temps, on assiste à une prolifération de l’activité des teinturières qui déversent d’importantes quantités d’eaux souillées dans le fleuve chaque jour. Ce sont les femmes qui travaillent en majorité dans ce secteur et l’activité est menée de façon familiale pour la plupart des pratiquants.

Et elles déversent les déchets de la teinture soit dans les caniveaux et qui sont drainés vers le fleuve soit directement pour celles qui sont installées aux abords du fleuve. Aux eaux dérivant de la teinture s’ajoutent celles provenant des ménages qui se traduisent par des rejets massifs d’eaux de toilettes dans les marigots et dans des caniveaux. Leur destination finale est toujours le fleuve.

LES DECHETS SOLIDES

La population de la capitale malienne en majorité néglige les mesures de propreté et n’adhère pas aux structures intervenant dans ce sens comme les GIE d’assainissement. Et certains ne tardent pas à garder les ordures dans une partie de leur maison pendant la saison sèche et attendent bonnement l’arrivée des pluies pour les déverser petit à petit dans les caniveaux qui seront acheminés vers le fleuve par le biais des eaux de ruissellement.

LES CONSEQUENCES DE CES DECHETS SUR LE FLEUVE NIGER

Ces déchets entraînent une dégradation considérable de la qualité de l’eau du fleuve Niger qui se traduit par une germination massive de la Jacinthe d’eau, une espèce qui ne pousse que dans les eaux sales. La Jacinthe d’eau pose d’énormes problèmes en bouchant les vannes d’irrigation.

Cette dégradation de l’eau se traduit également par la dégradation de la santé des populations due aux maladies hydriques dans la zone de l’Office du Niger et dans la région de Mopti.

Les déchets solides peuvent porter un préjudice à la capacité du fleuve à se régénérer.

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

1er juin 2007.