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De mémoire de bamakois, jamais la capitale malienne n’avait enregistré une pluviométrie pareille. Des pluies diluviennes se sont abattues pendant toute la semaine dans le district de Bamako. Pendant plusieurs jours, le ciel a ouvert ses vannes et occasionné des désagréments multiples dans la ville de Bamako et ses environnants, rendant la mobilité quasi nulle.

Au niveau du centre-ville (rond-point du boulevard de l’indépendance, devanture du grand hôtel, devant le monument de l’éléphant…) le niveau des eaux, pendant cette semaine, a bloqué la circulation. D’énormes quantités d’eau ont convergé vers les points bas. Et les ravinements sont légions, le long de la route de Koulikoro.

Plusieurs maisons dans les quartiers périphériques (Sangarébougou, Fombabougou, Marseille…) ont été envahies par les eaux. « Toute la semaine, nous procédons avec les moyens de bord à l’évacuation des eaux qui ont fini d’envahir nos maisons. Nous sommes très fatigués. Hier, je n’ai pas pu me rendre au travail parce que je ne pouvais pas sortir de chez moi », a déclaré Habibou Diarra, un habitant de Sangarébougou. Les pluies, de ces derniers jours, ont affecté le trafic urbain.

Des déviations se font dans tous les sens. Chacun se cherche. Les commerçants et autres occupants des abords du marché ont d’énormes difficultés pour se frayer un chemin dans les mares aux canards. Beaucoup d’habitants de la ville aux trois caïmans estiment que cette situation est la résultante directe de la mauvaise urbanisation de la capitale où les canaux de drainage des eaux sont le plus souvent débordés en cas de grandes pluies.

Madiassa Kaba Diakité

23 Août 2013