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La CIJ examine à partir de lundi, en audiences publiques, la requête de la Belgique qui souhaite que le Sénégal poursuive l’ex-président tchadien Hissène Habré ou l’extrade pour qu’il soit jugé par la justice belge. Les représentants des deux pays exposeront leurs arguments aux juges lors de six audiences de trois heures programmées jusqu’au 21 mars au Palais de la Paix à La Haye, où siège la Cour, le plus haut organe judiciaire des Nations unies. « La Belgique est notre seul espoir », avait assuré jeudi Jacqueline Moudeina, avocate de 17 victimes du régime d’Hissène Habré participant à une procédure ouverte en Belgique contre l’ancien président. « En Belgique, la seule chose qui manque (pour un procès) est la présence de M. Habré », avait-elle dit lors d’une conférence de presse à La Haye. Le président sénégalais Abdoulaye Wade avait à plusieurs reprises affirmé que le Sénégal n’avait pas refusé de juger Habré mais ne disposait pas d’une juridiction « ad hoc » et de fonds nécessaires. « Il est clair que le Sénégal ne va pas poursuivre Hissène Habré », regrette pour sa part Reed Brody, avocat pour l’ONG Human Rights Watch. AFP.