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Jeune, discret, svelte, Hamane Niang, la quarantaine révolue, dirige pourtant notre basket-ball avec des résultats.

Economiste de formation, M. Niang a travaillé au ministère des Finances avant de choisir le privé. Dans ce secteur, il sera pendant longtemps dans le pétrole, directeur commercial d’une grande société, une multinationale française. Toujours à la recherche de challenge, il démissionnera pour évoluer dans le secteur de la vente d’automobiles.

Hamane Niang a donné au basket-ball malien ses lettres de noblesse. En effet, depuis qu’il a pris en main les destinées de ce sport, il a engrangé des résultats considérables, tant aux niveaux, sous-régional que continental ou même mondial.

Avec lui, notre basket a été de toutes les rencontres. L’homme ne s’est pas ménagé lui-même, comme il n’a pas ménagé ses proches pour porter à bras le corps cette discipline qui fait aujourd’hui la fierté de toute la nation, et qui reste pourtant un parent pauvre…

Quand Hamane Niang prenait en main les rênes de la Fédération malienne de basket-ball, ce fut un événement banal. Mais, il est sûr que sa succession sera des plus médiatisées, vu que ce sport est le seul dont le Mali, à ce jour, peut être fier, le seul qui nous ait rapporté des trophées.

Le mérite, au-delà de tout, revient personnellement à l’homme, car dans les pires adversités, il ne s’est jamais découragé ou n’a jamais arrêté de croire en un avenir pour notre basket-ball. « Si nous y croyons et si nous nous y investissons, nous pourrons rivaliser avec les grandes nations de basket », disait-il toujours, pour amener d’autres à partager son idéal.

La consécration des basketteuses à Dakar, revenues avec le titre prestigieux de championne d’Afrique, devant le Sénégal, l’Angola, la RDC ou le Cap-vert accrédite éloquemment sa thèse. Il fallait juste y croire.

A. Kalambry

03 octobre 2007.