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Le jeudi 10 mai dernier, le ministre de la Communication, de la Poste et des Nouvelles technologies, Hamadoun Touré, a offert aux responsables de la presse nationale, publique comme privée, un cocktail à la Maison de la Presse. Objectif de cette rencontre à la bonne franquette: instaurer entre eux et son département des relations cordiales et responsables et faire la connaissance de ceux qu’il n’a pu encore visiter.

C’est un professionnel des médias parfaitement à son aise qui a, dans une brève allocution, brossé les contours du type de relations qu’il entend tisser avec ses confrères, comme il a tenu à le souligner. Il s’agit d’ouvrer en tandem pour aider le gouvernement de transition à mener à bien toutes les missions qui lui sont assignés, avec tout le professionnalisme requis et sans allégeance aucune.

«Nous avons besoin de votre soutien critique, de votre professionnalisme, pour contrer les rumeurs et mener à bien nos missions pour le Mali», a déclaré Hamadoun Touré, soucieux de promouvoir des relations décomplexées entre la presse malienne et son département. C’est pour cette raison qu’il s’est aussi engagé à être toujours disponible, ainsi que tous ses collaborateurs, à recevoir ses confrères en quête d’informations et à leur faciliter les rencontres avec ses homologues du gouvernement de Cheick Modibo Diarra.

Manifestement heureux de retrouver quelques amis et connaissances et de s’en faire présenter d’autres, le ministre Hamadoun Touré, accompagné de ses plus proches collaborateurs, comme le Secrétaire général du ministère, Cheick Oumar Maïga, et le Chargé de mission responsable de la Communication, Alfousseini Sidibé, a rassuré son auditoire en prônant le respect de l’éthique et de la déontologie de notre profession et en lui demandant de faire tout simplement son travail, sans flagornerie.

C’est de bon augure pour la profession, en ces temps où l’on attente de plus en plus souvent à la liberté d’information à Bamako, en arrêtant de manière arbitraire des Directeurs de publication pendant que d’autres sont convoqués «pour affaire les concernant» dans des services dont le nom seul fait frémir. Gageons que nous pourrons compter sur Hamadoun Touré pour dire aux apprentis sorciers «Pas touche à mes journalistes!», en leur rappelant qu’il existe une loi spécifique pour sanctionner les délits de presse, dès lors que l’un de nous s’écarterait du droit chemin!

Ramata Diaouré

Le 22 Septembre du 14 Mai 2012