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Les ex-rebelles touareg maliens ont condamné jeudi les attaques suivies d’enlèvements de soldats maliens les 26 et 27 août dans le nord du pays par un groupe armé identifié comme celui de Ibrahim Ag Bahanga, un ex-rebelle touareg opposé à la paix conclue en 2006 avec Bamako.

«Nous condamnons fermement les attaques de convois de l’armée de dimanche et lundi. La violence ne règle aucun problème», a déclaré à la presse Amada Ag Bibi, porte-parole des ex-rebelles touareg réunis au sein de «Alliance démocratique du 23 mai 2006 pour le changement».
«Nous nous désolidarisons de ces attaques. Nous pensons que c’est par le dialogue qu’il faut résoudre les problèmes», a-t-il poursuivi.

Il a par ailleurs affirmé qu’une délégation conduite par le chef des ex-rebelles touareg Iyad Ag Gali, se rendrait avant la fin de cette semaine à Kidal, chef lieu de la région où se sont déroulés les deux attaques, pour «participer au retour à la paix».

Le 26 août, 15 militaires qui escortaient une équipe de lutte contre les criquets pèlerins ont été attaqués et enlevés à Tédjérète (nord-est) par un groupe armé qui a ensuite pris la direction du Niger voisin.

Le lendemain, un convoi militaire a été pris dans une embuscade près de la frontière algérienne par des hommes armés qui ont saisi des véhicules, des vivres, et enlevé plus d’une vingtaine de militaires.

Neuf d’entre eux ont été libérés mercredi lors d’une opération de l’armée, qui a indiqué qu’une trentaine de soldats étaient encore retenus.

«L’important pour le moment est d’obtenir la libération des otages, et nous allons contribuer à cela», a ajouté le porte-parole.

Ibrahim Ag Bahanga, le chef du groupe armé incriminé, ne s’est pas encore officiellement exprimé depuis le début de ses opérations dans le nord, mais selon les observateurs, il est opposé aux accords d’Alger signés en juillet 2006 par le gouvernement malien et les ex-rebelles touaregs.


31 août 2007.