Partager

Le corps de Moribacoro Traoré 30 ans, tué le 27 novembre 2012 à Malabo, a été rapatrié dimanche 9 décembre 2012 au Mali.

La mort du jeune Moribacoro Traoré, le 27 novembre dernier à Malabo, a provoqué une vive émotion dans son entourage, notamment chez ses camarades ouvriers et autres gardiens qui lui ont rendu un hommage mérité. « Nous avons tous été choqués par la disparition de Moribacoro de cette façon », explique Souleymane Doucouré, ouvrier d’une entreprise de Malabo.

Moribacoro était un jeune ouvrier de 30 ans promis à un bel avenir. Arrivé en 2008, il était gardien au Centre national des handicapés de Guinée équatoriale piloté par la première Dame du pays, Mme Constancia Mangue de Obiang.

« J’ai le regret de vous informer du décès, le 27 novembre 2012, de M. Moribacoro Traoré, né en 1982 à Dediala, cercle de Bougouni, fils de Balla et de Dia Coulibaly ». C’est à travers ce bref communiqué à l’ambassade du Mali en Guinée équatoriale que le décès du jeune Moribacoro a été annoncé.

En effet, dans la nuit du 10 au 11 novembre 2012, le défunt, qui était gardien au Centre national des handicapés de Guinée équatoriale (Canige), a été sérieusement molesté, puis battu à sang par des inconnus qui ont pillé le centre en emportant des objets de valeur.

C’est seulement le lendemain qu’il a été découvert par la secrétaire du Centre qui alerta les services de la première Dame qui ont pris les dispositions pour l’hospitaliser à la clinique « La Paz » de Malabo. Les parents du défunt informés pour la circonstance ont demandé le rapatriement du corps. Les dispositions ont été prises au niveau de la première Dame pour ledit rapatriement.

C’est le conseiller consulaire, commissaire Billaly Tamboura, qui a accompagné le corps au Mali. L’ambassade du Mali en Guinée équatoriale qui a entrepris des démarches administratives pour l’indemnisation du défunt a aussitôt informé les autorités maliennes, notamment le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

Dors en paix Moribacoro !

Boubacar Diakité Sarr

(depuis Malabo

Les Echos du 13 Décembre 2012