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L’ancien président du Liberia Charles Taylor (1997 à 2003) a été condamné mercredi par la justice internationale à 50 ans de prison pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en Sierra Leone. L’accusation avait recommandé le 3 mai une peine de 80 ans de prison contre M. Taylor. La défense estimait la peine recommandée « disproportionnée et excessive ». L’ancien président purgera sa peine en Grande-Bretagne. Les juges ont estimé qu’une peine de 80 ans de prison était « excessive », rappelant que M. Taylor avait été reconnu coupable d’avoir eu un rôle crucial dans l’exécution des crimes sans pour autant avoir eu le contrôle « effectif » des rebelles sierra-léonais qui les ont directement commis. Ils ont toutefois retenu comme circonstances aggravantes le fait que M. Taylor avait « trahi », selon eux, la position de « confiance publique » dans laquelle il se trouvait en tant que président du Liberia ainsi que le fait qu’il n’ait montré aucun remords. Chargé de juger les responsables des atrocités commises en Sierra Leone, le TSSL ne prononce pas de peine de prison à vie ou de condamnation à mort mais fixe un certain nombre d’années de prison. AFP