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Lors de son assemblée générale extraordinaire, le samedi 7 février, le Groupement des commerçants maliens a interpellé les pouvoirs publics sur le principe de l’impartialité entre opérateurs économiques.

C’est dans une salle archi comble du CICB que le Groupement des commerçants maliens, qui a 62 ans, a tenu son assemblée générale extraordinaire avec à l’ordre du jour le remembrement du bureau et la relecture des statuts et règlements.

Les travaux étaient placés sous la présidence du 2e vice-président, Soya Golfa. Ce dernier était entouré des sommités du monde des affaires : le président du Conseil national du patronat du Mali, Moussa Balla Coulibaly, Mme Aïché Malinké, Amadou Djigué, Babou Yara, Ousmane Guittèye, Youssouf Bani Traoré, Malamine Tounkara, Sy Savané, Adama Koly Coulibaly, Madiou Sympara, Ousmane Babalaye Daou, président du Conseil malien des chargeurs, etc.

L’invité d’honneur, Moussa Balla Coulibaly, a prôné l’unité et la cohésion entre commerçants, seul gage du succès. Il s’est réjoui de la grande mobilisation des foules commerçantes. « Cette foule représente beaucoup de chose. Seul le président ATT peut à l’heure actuelle avoir une telle représentation de gens devant lui parce que tout le monde a besoin de lui. Vous êtes venus parce que vous vous sentez concernés que c’est votre affaire », a affirmé le président du CNPM.

Le 2e vice-président, assurant l’intérim du président Tidiane Tambadou et du 1er vice-président (tous deux malades), a eu l’honneur de retracer l’historique de son association, le plus grand et le plus vieux regroupement de professionnels du négoce composé d’industriels, de prestataires de services et de commerçants imports-exports.

Il a vu le jour en 1947 sous le nom de Syndicat des commerçants du Soudan français avant de prendre son nom actuel dès l’indépendance en 1960.

Dans son discours officiel, Ousmane Guittèye, candidat du Groupement aux élections consulaires de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) d’octobre 2006, a parlé de leur engagement à œuvrer à la consolidation des bonnes relations avec les pouvoirs publics dans le respect de leurs statuts qui prévoient la défense matérielle et morale des « dioulas », leur organisation et leur représentation devant les instances de la République.

M. Guitteye, au nom de ses collègues, a dit soutenir le Programme de développement économique et social (PDES) du président ATT. Il a en outre invité ses collègues au respect strict des lois et règlements dans le domaine des affaires tout en exigeant des autorités de mettre fin à certaines pratiques comme « les tracasseries », « l’égalité de tous devant la loi » et la fin « des passe-droits ».

Le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce et son collègue des Finances, tous deux invités, ont brillé par leur absence. La seule autorité signalée était le DG des impôts, Dionké Diarra.

L’absence des plus hautes autorités marque une fois de plus leur grande responsabilité dans la division dans les rangs des commerçants au moment des élections consulaires d’octobre 2006 en donnant la victoire à Jeamille Bittar sur tapis vert contre le candidat du Groupement, Ousmane Guittèye.

Abdrahamane Dicko

09 Février 2009