Partager

Le bureau de l’Assemblée nationale a été renouvelé, le vendredi 12 octobre. Il est désormais dirigé par l’honorable Younoussi Touré, premier Vice-président, assumant l’intérim du Président de l’Assemblée nationale. Il est composé de 22 membres.

Parmi les entrants, on peut citer, Me Kassoum Tapo de l’ADEMA, qui voulait, un moment donné, bousculer la hiérarchie, en s’octroyant, la place du Président de l’URD. Il se contente de la 4e Vice-présidence. Il y a également le Président de la CODEM, l’honorable Housseini Guindo, qui entre, pour la première fois, dans le bureau, en qualité de 7e Vice-président. Il remplace ainsi Mahamadou Habib Diallo du MPR, évincé du bureau. La 6e Vice-présidence est désormais occupée par Kalifa Doumbia de l’UDD. Il est entré au nom du groupe parlementaire ACM, en remplacement d’El Hadj Baba Haïdara de l’UM-RDA.

Autre fait notable : le départ du Dr Mariko du SADI de la 10e Vice-présidence, remplacé par le député Fily Kéita de l’ADEMA, élu de Diéma. Ce qu’il faut préciser, c’est que Mariko avait annoncé, par voie de presse, qu’il démissionnera de l’Assemblée nationale. Il ne l’a toujours pas fait. Et il ne vient pas à l’Assemblée nationale, non plus. Cependant, il conserve toujours le véhicule de fonction et continue de bénéficier de tous les avantages en nature et en espèce (carburant, cartes de recharge, salaires régulièrement virés…).

La mise en place de ce bureau consensuel avait donné lieu à des négociations entre les différents groupes parlementaires. Des discussions chaudes ont eu lieu en leur sein, à tel point que les états major des partis concernés se sont vu obliger de donner des directives. Ce qui a pu apaiser la situation, sauf au RPM, où les élus ont outrepassé la décision du directoire du parti, dirigé par IBK.

En effet, les Tisserands ont décidé de maintenir le statut quo : Abdramane Sylla, Vice-président et Moriba Kéita, président du groupe parlementaire. Une majorité a été constituée au sein du groupe parlementaire pour rejeter cette décision. Elle ne voulait plus de ces deux personnes et plaidait pour une rotation. La direction du RPM a dit niet. Les discussions ouvertes entre les deux instances ont été un flop magistral. C’est ainsi que Abdramane Sylla a pu difficilement négocier son maintien au détriment de celui de Moriba Kéita, malade, évacué sanitaire à Paris.

Cet administrateur civil, compétent, a été remplacé par un certain Makan Sissoko, un semi illettré. Les injonctions d’IBK, qui se trouve actuellement dans la capitale française, n’ont rien servi.
Que s’est-il passé pour qu’IBK, le maître absolu du RPM, soit mis en minorité? Le temps nous en édifiera.

Youssouf Diallo

22 Septembre du 15 Octobre 2012