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La séance plénière de l’Assemblée nationale de lundi avait à son ordre du jour l’élection des membres du bureau. Ce fut aussi l’occasion pour le groupe parelementaire Parena-Sadi de faire sa déclaration politique. Le groupe a inscrit son action dans une opposition républicaine dont l’arme de « combat sera la Constitution et la loi », a déclaré l’honorable Me Amidou Diabaté.

Vendredi dernier, tous les groupes parlementaires, à l’exception de celui du Parena-Sadi, avaient fait leur déclaration de politique. Hier, l’honorable Me Amidou Diabaté, probable président dudit groupe, a entretenu ses collègues sur ce que le groupe Parena-Sadi entend mener comme politique au sein de l’hémicycle.

Dans la déclaration, véritable critique de la gestion du pouvoir et des affaires du pays, le groupe Parena-sadi affirme qu’il sera le porte-voix des couches les plus défavorisées et les plus faibles du pays. Il s’agit plus particulièrement des paysans de l’Office du Niger, de la CMDT, des opérations de développement ou des zones non encadrées, de tous les travailleurs des mines d’or.

Les partants volontaires à la retraite ne sont pas oubliés à l’instar des compressés, des chômeurs… Pour donner le ton, le groupe parlementaire se dit résolument engagé dans l’opposition et condamne les privatisations de l’Itema, Huicoma, du Chemin de fer du Mali et de la CMDT en cours.

Le groupe s’érige contre la corruption et la délinquance financière. Il indique que la lutte contre ces fléaux doit être menée de façon résolue et soutenue afin que l’Etat malien puisse entrer en possession de ses fonds par des remboursements conséquents et créer ainsi les conditions financières de l’amélioration de la situation des travailleurs.

Selon le groupe, la question de l’aide aux femmes paysannes et ouvrières, chefs d’entreprises, chefs de familles ne trouve pas de réponse si une politique volontariste n’est pas mise en œuvre par l’Etat passant par la transformation des produits agricoles et de cueillette.

Le groupe a cependant salué l’adoption par le gouvernement, de la convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées et des couches vulnérables et il soutiendra, note Me Diabaté, toute action de protection de leurs droits.

Dans son « réquisitoire », le groupe parlementaire, souligne que les enfants n’ont pas leur place dans la rue et les carrefours des feux de signalisation, mais dans les écoles et les medersas. L’Assemblée nationale a un rôle à jouer, poursuit-il, pour « remettre les choses à l’endroit ».

Le groupe estime que le Prodec, le Prodess et le Prodej devraient s’attaquer aux maux qui minent ces différents secteurs, mais l’éducation, comme la santé et la justice vont mal, et de ce fait Parena-Sadi à l’AN sera le porte-voix des partenaires de l’école. Le groupe a ainsi renouvelé l’appel fait après l’élection du président de l’AN par le Dr. Oumar Mariko, qui demandait qu’une réponse urgente soit trouvée au problème de la FMPOS.

Par ailleurs, il a vivement condamné l’arrestation et l’incarcération des quatre directeurs de publication, du journaliste SOD et de l’enseignant Minta. Le groupe a réclamé l’abandon de toute poursuite contre eux et va déposer une proposition de loi pour la dépénalisation des délits de presse.

Sur le volet judiciaire, le groupe estime que la justice dans son ensemble a besoin de réforme et salue la volonté de l’Etat d’aller à une révision du code électoral.

Denis Koné



ELECTION DES MEMBRES DU BUREAU A L’A. N.: Le PARENA-SADI EXCLU


La plénière de lundi de l’Assemblée nationale a été consacrée à l’élection des membres du bureau. Après l’élection de Dioncounda Traoré le 3 septembre dernier comme président de l’Assemblée nationale, pour toute la durée de la législature, les députés ont procédé hier à l’élection des autres membres du bureau.

L’opposition représentée par le groupe parlementaire Parena-Sadi ne figure pas dans ce bureau. Me Amidou Diabaté, élu Parena dans la circonscription de Kita, a indiqué qu’il s’agissait là d’une violation du règlement intérieur de l’Assemblée qui stipule à son article 11, alinéas 3 que : « l’élection des vices-présidents, des questeurs et des secrétaires parlementaires a lieu en s’efforçant de reproduire au sein du bureau la configuration politique de l’Assemblée nationale… »

Ainsi, le groupe parlementaire qui dispose de 9 députés pouvait-il prétendre à un poste de vice-président en l’occurrence le 6e. Ce qui n’a malheureusement pas été le cas.


D. K.

Bureau de l’Assemblée nationale

Président : Dioncouda Traoré (Adéma)

1er vice-président : Younoussi Touré (URD)

2e vice-président : Assarid Ag Imbarcawane (Adéma)

3e vice-président :
Ousmane Bah (Indépendant)

4e vice-président : Baba Oumar Boré (URD)

5e vice-président :
Me Kassoum Tapo RND (ACM)

6e vice-président : Abdrahamane Sylla (RPM)

7e vice-président : Mahamane Aguibou Diallo (MPR)

8e vice-président : Fanta Machini Diarra(Cnid)
Questeurs


1er questeur :
Mahamadou Cissé (Adéma)


2e questeur :
Moussa Cissé (URD)

Les huit secrétaires parlementaires sont : Amadou Konaté et Ibrahim Dianéssi (URD), Oumar Tapily et Mme Djénéba Maguiraga (Adéma), Mme Haïdara Aïcha Cissé et Ousseyni Guindo (Indépendants), Kissima Manguiné (MPR) et Mme Fatoumata Dicko (ACM).

25 septembre 2007.