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La semaine dernière, un point de presse présidé par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Oumar Ibrahim Touré a eu lieu dans la salle de conférence de son département.

Étaient présents, le Dr. Yacouba Samaké, président de la commission nationale d’organisation, précédemment secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Kechrid Faouzi, délégué de la Banque mondiale, et Frédéric Jondot conseiller spécial sur la question,.

Annonce a été faite par le ministre Touré, que du 6 au 8 décembre prochain, le Mali va abriter la 4è conférence internationale sur la grippe aviaire, qui pour la première fois, se tient en Afrique.

La grippe aviaire est une épizootie qui a fait son apparition dans certains pays de la sous-région en 2005. Ainsi, Bamako, va constituer un tournant important dans la lutte contre le fléau avec l’organisation de cette conférence.

D’un budget de 540 millions de Fcfa avec une contribution nationale d’environ 130 millions de Fcfa, la 4è conférence internationale sur la grippe aviaire va enregistrer la présence à Bamako, d’environ 1000 participants venant de 190 pays.

Pour le ministre Touré, le choix porté sur le Mali pour abriter cette conférence, est une reconnaissance de l’engagement de notre pays dans la lutte contre la grippe aviaire et surtout l’image dont il jouit au plan international, bref c’est un succès diplomatique remporté par notre pays, a-t-il estimé.

Stabilité politique interne et efficacité de la diplomatie malienne au plan international avec l’organisation de la CAN 2002, des sommets de la Cen-Sad et d’Afrique-France, expliquent pourquoi la candidature de notre pays a fait l’unanimité à Vienne, a expliqué le ministre de l’élevage et de la pêche.

Oumar Ibrahim Touré d’avouer que le Mali a été le premier pays à déposer sa candidature deux jours seulement après la rencontre de Vienne tenue en juin dernier, chose qui prouve notre volonté et notre engagement dans cette lutte, a-t-il indiqué.

Le Mali, n’est pas totalement à l’abri d’une épidémie de grippe aviaire, a mis en garde le président de la commission nationale d’organisation Dr. Yacouba Samaké: « Les potentialités existent malheureusement chez nous. Nous sommes un pays qui regorge d’oiseaux migrateurs porteurs, surtout dans le delta central du fleuve Niger. La vigilance doit être de mise« .

Le reste du montant du budget, a révélé le président de la commission nationale d’organisation, sera complété par les autres partenaires financiers, comme la Banque mondiale, la France, l’Union européenne, le Canada, l’Australie, le Japon, l’Arabie Saoudite, les États-Unis, quelques organisations non gouvernementales internationales, a révélé de son côté le président de la commission d’organisation.

Assurance a été donnée par Mr Samaké, qu’au niveau organisationnel, tout se passait bien. En plus, des efforts déployés au plan national, a expliqué Mr Samaké, tous les réseaux diplomatiques et consulaires de notre pays sont mis à contribution pour faire de cette rencontre une réussite totale.

Quant à Kechrid Faouzi, représentant de la Banque mondiale, tout en indiquant que la maladie n’est pas qu’animale, mais aussi d’ordre économique, a donné l’assurance que son institution et ses partenaires sont prêts à accompagner notre pays.

Ainsi la Banque mondiale a élaboré un document fixant un système de compensation pour inciter les producteurs à déclarer les foyers, une condition qui permettra de maîtriser la maladie et de l’empêcher de se propager.

En marge de cette conférence, l’élection du bureau de l’Association de vétérinaires africains aura également lieu.

28 novembre 2006.