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Les pays francophones africains se sont officiellement rangés comme un seul homme derrière la candidature de la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, à la tête de la Francophonie, mais l’activisme de Paris et de Kigali suscite des aigreurs, selon des analystes. Lors de son dernier sommet, en juillet à Nouakchott, l’Union africaine (UA), présidée par le Rwandais Paul Kagame, a demandé à tous ses membres appartenant à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) de soutenir la candidature rwandaise, alors que près de 60% des locuteurs du français vivent en Afrique. Cette candidature, face à la Canadienne Michaëlle Jean, première femme et première non-Africaine à accéder à cette fonction, au sommet de l’OIF en 2014 à Dakar, a été officialisée en mai à Paris, à l’occasion d’une visite de M. Kagame à son homologue français Emmanuel Macron. Les dirigeants africains se réfèrent à leur décision collective de juillet pour justifier leur intention de voter pour la chef de la diplomatie rwandaise au sommet de l’OIF jeudi et vendredi à Erevan, sans afficher d’enthousiasme particulier. « Tous les chefs d’Etat membres de l’Union africaine francophones ont décidé de soutenir une candidature africaine. Le Gabon, à ce que je sache, fait partie de l’Union africaine, donc le Gabon va aussi soutenir une fille du continent », avait déclaré en septembre le président gabonais Ali Bongo Ondimba, saluant les compétences de Mme Mushikiwabo. « C’est un bon choix et tous les chefs d’Etat africains ont décidé de soutenir une candidature africaine ».APF