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Depuis un certains temps, les grèves du Syndicat national des enseignants du supérieur (Snesup) ne se font plus rares. Cette cessation de travail intempestive des enseignants du supérieur, ne semble pas être du goût des étudiants.

Selon eux, ça compromet leurs chances d’étudier dans la sérénité, d’avoir une bonne formation, d’être évaluer dans les meilleures conditions en fin d’année. Mécontents de la grève des enseignants, les étudiants de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie (FMPOS), ont manifesté le mardi 9 juillet 2013, au Point G, leur ras-le-bol.

Le but était d’inviter les autorités à trouver une solution à la cessation d’activité des enseignants qui compromet leur avenir. Mais, la manifestation n’est pas allée à sa fin. Elle a été dispersée par les forces de l’ordre par des tirs de gaz lacrymogène et de coups de matraques. Les étudiants, selon nos informations, ont réagi pas de jets de pierre.

Une confrontation sans merci donc. Notre interlocuteur qui a bien suivi la scène, nous a confirmé qu’il y a eu des blessés tant du côté des étudiants que de celui des forces de l’ordre. Ces derniers, selon la même source ont arrêté et amené quelques étudiants.

Au moment où nous mettions sous presse cet article, ces étudiants interpelés n’étaient pas encore libérés. Pourquoi les autorités universitaires et les enseignants ne parviennent pas à trouver une solution heureuse à cette crise qui, en réalité coûte plus cher aux étudiants ? Veut-on réellement débloquer cette situation ?

Hadama B. Fofana

10 Juillet 2013.