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Après la mise en exécution de son préavis de grève de 48 h des 11 et 12 juillet, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) a été saisi le samedi 15 juillet par le ministre de l’Emploi qui lui a annoncé la création par arrêté d’une commission de conciliation. Mais depuis hier les syndicalistes du supérieur, déterminés à obtenir gain de cause, observent une autre grève de quarante-huit heures.
La mise en place d’une commission de conciliation augure d’un bon début des négociations entre les parties qui se retrouvent en principe ce matin.

La création de la commission de conciliation intervient après que le syndicat eut décliné la proposition du ministre de l’Education nationale le 11 juillet de créer une équipe restreinte de négociation constituée par le rectorat, la direction nationale de l’enseignement supérieur et le Snesup.
Le Syndicat, selon son secrétaire aux revendications, s’inquiète de l’évolution des relations de travail entre lui et le gouvernement. « On ne peut pas comprendre qu’un syndicat dépose un préavis de grève et que le gouvernement ne se manifeste pas », a dit M. Koné qui a ajouté que quoique signataire de « l’accord pour une école apaisée et performante », le gouvernement se fiche du devenir de l’école malienne.

Pour le secrétaire général du syndicat, Abdou Mallé, ils ne se laisseront ni distraire ni intimider par le ministre qui aurait instruit aux comptables de retenir les salaires des journées de grève. « Cette situation peut produire des conséquences fâcheuses. Nous sommes en grève à cause de leur négligence », a-t-il averti.

Le Snesup exige la satisfaction des revendications que le gouvernement s’est engagé à satisfaire.

Amadou Sidibé

18 juillet 2006