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Au moment où nous mettons sous presse, le secrétariat général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) continuait de recevoir les dépêches des différents localités du pays.

A cette phase de la collecte des informations en terme d’évaluation du suivi du mot d’ordre de grève, le secrétaire général, Siaka Diakité, s’est dit satisfait.

Toutefois, il a réitéré la disponibilité de l’organisation syndicale à négocier jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications.

Pour un succès, cette grève l’aura été avec une paralysie constatée dans
tous les secteurs d’activité.

Cependant des défaillances ont été constatées au niveau des secteurs du transport et des banques, notamment la BDM et la BNDA.

«Le dérapage» constaté au niveau des transports, de source syndicale l’explique non seulement par le fait que ces chauffeurs de Sotrama et de taxi sont des «chercheurs de gains quotidiens», mais aussi par une campagne du District pour l’accueil du Président Wade.

La conférence de presse de l’UNTM le samedi dernier n’a pas pu toucher certaines masses qui ont été «désinformées» par d’autres sources.

Les syndicalistes déplorent également la censure par l’ORTM de la conférence de presse de l’UNTM.

«L’État a pris des dispositions pour que les gens ne soient pas suffisamment informés», nous indique-t-on à la bourse du travail.

Par contre, la conférence de presse de la CSTM aurait bénéficié d’un traitement «préférentiel» indique t-on.

Cette centrale avait invité ses militants à ne pas respecter le mot d’ordre de grève. D’une manière générale la grève aura été suivie dans les régions.

L’UNTM qui poursuivait l’évaluation du mouvement au moment où nous mettons sous presse, n’entend pas s’arrêter en si bon chemin.

Les tentatives de «sabotage» de la grève auront les traitements qu’elles méritent. A en croire des sources syndicales, des dispositions légales dont la convention
87 de l’OIT permettent de traduire l’Etat devant le BIT.

«Ce qui permettrait d’apprécier le niveau bas du degré de démocratisation du pays et de considérer celui-ci comme tel à l’échelle internationale».

Boukary Daou

20 septembre 2005.