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Depuis 72 heures, les chauffeurs de sotrama sont en grève illimitée sur le tronçon de Kabala et les premières victimes qui sont les usagers exhortent la fin de cette grève . L’une des consequences majeure est qu’elle perturbe la mobilité des élèves qui sont en periode d’examen. La réaction de quelques bamakois :

Moussa Sidibé étudiant en philosophie : « Cette grève a entraîné des difficultés pour notre mobilité. Je suis obligé de parcourir des longues distances à pieds. Ce matin j’avais un examen, je me suis réveillé très tôt, malgré cela, j’ai quand même raté mon épreuve car je suis arrivé en retard. Nous souhaitons que les protagonistes puissent s’asseoir autour d’une table en vue de trouver un terrain d’entente. Nous ne pouvons pas nous rendre à l’école. Il est impératif que les sotramas reprennent le chemin le plus rapidement que le plutôt possible ».

Mariam Koné commerçante : « La grève des chauffeurs de sotrama entraîne des pertes économiques. Les chauffeurs n’auront pas leur gain sans les passagers, ce dernier ne peut effectuer le déplacement sans les sotramas. Le transport de nos marchandises devient difficile grâce à cette grève. Le dialogue doit être privilégié, car les chauffeurs sont aussi des parents d’élèves, il ne devrait jamais y avoir de conflit entre les chauffeurs et les élèves. Les autorités doivent prendre des mesures pour remédier ce problème qui ne fait que paralyser notre économie. »

Niamakolo Dialla3ème année comptabilité : « Nous sommes à la veille des examens. Le moyen de transport des élèves est les sotramas. Nous avons des camarades de classe qui habitent dans des quartiers très loin de notre établissement. Décréter une grève de la part des chauffeurs de sotrama ne peut qu’engendrer des difficultés pour notre transport. Le moment est mal choisi pour décréter une grève. Nous souhaitons que les protagonistes cultivent l’esprit de dialogue et d’entente pour que les chauffeurs de sotrama reprennent le transport sur cette route. »

Fatoumata Coulibaly élève en 3ème année comptabilité : « Nos camarades avec lesquels nous nous exerçons ont du mal à venir à l’école. Cela engendre des répercussions sur notre performance surtout à la veille des examens. Je souhaite la fin rapide de cette grève »

Bissidi Simpara
Bamako, le 31 Juillet 2019
©AFRIBONE