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L’un des trois points de revendication du Cen-Snesup est en passe d’être résolu. Il s’agit du principe de l’indemnité des logements. Si l’on en croit Yaya Sissoko, membre du Cen-Snesup, la commission de l’Accord de partenariat pour une école apaisée et performante, qui est chargée de la médiation entre les deux parties, est parvenue à un accord avec le gouvernement. « Mais, il va falloir mettre en place une autre commission restreinte qui va statuer sur les taux et les autres modalités de paiement de ces indemnités », ajoute M. Sissoko.
Sur le second point, à savoir l’annulation de l’évaluation de la première session de la Faculté des sciences juridiques et économiques (FSJE), c’est toujours le statu quo. « Ils nous ont demandé de surseoir à cette revendication compte tenu de plusieurs paramètres. Nous leur avons demandé de faire des propositions concrètes », révèle le secrétaire aux revendications par intérim.
Le troisième point relatif à la hiérarchisation, connaît un retard car, selon lui, « ils nous ont montré les brouillons des arrêtés concernant la hiérarchisation des maîtres assistants, des maîtres de conférence et la liste des professeurs. Mais, tant que nous n’avons pas les dossiers signés en main, nous ne faisons pas confiance ». La rémunération des tâches liées aux examens connaît également un blocage.

Toutes choses qui font dire à M. Sissoko que « nous sommes à une phase intermédiaire. Nous sommes toujours dans l’attente. Nous ne demandons pas l’extraordinaire ».

Nouvelle revendication
Ceux qui espèrent sur une probable reprise des cours après les congés de Noël vont devoir peut-être encore attendre. Les professeurs préparent une nouvelle revendication concernant l’indemnité de responsabilité. Selon M. Sissoko, « les indemnités de responsabilité de tous les ordres d’enseignement, excepté le supérieur, ont été multipliées par quatre. Cela veut dire que le combat ne fait que commencer. Le gouvernement n’accorde aucun crédit à l’enseignement supérieur. Même pour les négociations, on nous envoie des gens qui sont à la limite incompétents car ne maîtrisant rien dans les dossiers. Cela ne peut pas continuer », déplore-t-il, avant de dénoncer la négligence des autorités dans la résolution de leur problème. « Le gouvernement prend à la légère la citoyenneté. Tant que tu ne parles pas de grève illimitée ou que tu ne prends pas d’armes, on ne te prend jamais au sérieux. C’est quel Etat ça ? », s’interroge-t-il.

M. Sissoko remercie toutes les facultés, grandes écoles et centres de recherches qui suivent, pour la première fois, à la lettre les mots d’ordre du Snesup.
Sidiki Y. Dembélé

28 dec 2006