Partager

greve3.jpg Les cours ont ètè suspendus dans la plupart des établissements de la capitale que nous avons visités et une bonne partie des élèves, qui avaient été informés de ce qui allait arriver se sont dispensés de faire le déplacement.

La situation devrait persister aujourd’hui au cas où il n’y aurait pas d’accord entre la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) et le ministère de l’Enseignement secondaire supérieur et de la recherche scientifique sur les revendications de la première.

La cour du lycée Kankou Moussa était quasiment vide hier à notre passage aux environs de 9 heures. Seuls quelques élèves en petits groupes erraient dans la cour de l’établissement.

D’autres adolescents, plus studieux, faisaient des exercices. « La grève a été observée à 100% dans notre école« , nous a confirmé un responsable de cet établissement qui a requis l’anonymat.

Devant cette situation, les élèves que nous avons interrogé ne cachaient pas leurs inquiétudes. « Nous venons juste de débuter les cours et ce sont les grèves qui commencent. Nous craignons qu’elles ne perdurent« , se lamentait un élève de terminale.

Contrairement au lycée Kankou Moussa, les élèves du lycée Massa Makan Diabaté avaient massivement fait le déplacement. Ce qui a permis à certains professeurs du Snec de dispenser dès 8 heures leurs cours. Mais cette embellie ne s’est pas prolongée.

« Les professeurs du Snec qui avaient des cours à la première heure ont pu le faire. Mais ceux qui sont arrivés plus tard étaient obligés de rentrer, car les élèves n’étaient plus là » nous a confié le proviseur de l’établissement.

A notre arrivée, la cour du lycée Massa Makan Diabaté était quasiment déserte. Les enseignants de cet établissement sont répartis entre le Syntes, le Sypces et le Snec. Seuls les militants de cette dernière organisation syndicale n’étaient pas concernés par la grève.

Au Lycée technique, établissement qui présente la particularité d’ abriter la plupart des rencontres du Syndicat national de l’enseignement technique et supérieur, la situation était la même qu’à Kankou Moussa.

La plupart des salles de classes sont restées fermées. Aucun des 54 professeurs dont 28 permanents n’a donné de cours, nous ont confié les responsables de l’établissement.

Même phénomène au lycée Bah Aminata Diallo, où les salles sont restées fermées. Ni les enseignants, ni leurs disciples ne se sont présentés. Ce que constatait le secrétaire général du Syntes de l’établissement, Makan Fofana.

Cette grève des enseignants du secondaires et ceux de l’enseignement technique et professionnel fait suite à un préavis déposé par la Coses pour exiger la satisfaction d’une dizaine de points de revendications. La Confédération, dans ce document, dénonce la dégradation des conditions de travail des travailleurs de l’enseignement secondaire et l’exploitation des professeurs contractuels de l’enseignement secondaire.

Elle demande l’octroi d’indemnité de logement aux travailleurs de l’enseignement secondaire, le paiement du rappel de l’augmentation de la valeur du point indiciaire à compter du 1er janvier 2007, l’application du cadre organique des académies et des centres pédagogiques (CAP) afin que le poste de directeur d’académie revienne aux professeurs du secondaire ou du fondamental, la rémunération des corrections des divers modules sanctionnés par un examen.

L’Essor

07 novembre 2007.