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Les établissements scolaires ont été pratiquement désertés par les élèves hier mardi 5 mai. Notre tournée dans certains d’entre eux nous a permis de constater que la majorité des écoles n’avaient même pas pris la peine d’ouvrir leurs portes. D’où la joie de certains élèves pour ce «  congé exceptionnel « . Pour le collectif des syndicats de l’éducation, cette grève est une riposte aux différentes promesses non tenues par les ministères en charge de l’éducation.

uivant massivement le mot d’ordre de grève, les lycées, les écoles primaires, le supérieur et même les jardins d’enfants étaient pratiquement paralysés hier mardi 5 mai. C’est ce que nous avons constaté de visu lors d’une virée effectuée au niveau de quelques établissements scolaires au grand bonheur, sans doute, des élèves à qui on a involontairement donné deux jours de répit, en attendant la tenue des compositions prévues à partir du 18 mai.

Le Secrétaire général du SNESUP, Abdou Mallé, a déclaré que le débrayage a été suivi à 100% sur toute l’étendue du territoire national. Il s’est dit satisfait de ce que « l’appel à la grève ait reçu un écho positif. »

« Je peux vous dire qu’à l’échelle nationale, tous les établissements ont suivi le mot d’ordre, à savoir un arrêt de travail de deux jours », a-t-il déclaré. Et il reste convaincu que la mobilisation sera la même pour le 6 mai, deuxième journée de la grève.

Comme à l’accoutumée, le collectif des syndicats de l’éducation n’est pas prêt à renoncer à ses revendications. Car lors d’une conférence de presse, Dr Abdou Mallé avait relevé que l’organisation se battrait jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications.

Après cette démonstration de force, le collectif des syndicats de l’éducation, initiateur du mouvement attend un geste des pouvoirs publics.
Toujours, selon Abdoul Mallé, les négociations continuent avec le gouvernement.


Ainsi,
s’ils sont parvenus à un accord partiel sur certains points : le respect de la liberté syndicale notamment dans le secteur privé et de la recherche, l’octroi d’une indemnité de logement aux enseignants du secondaire et du fondamental. Par rapport aux quatre autres points il n’y a pas eu d’accord a signalé l’orateur.

Ce sont la relecture immédiate du décret n° 08-322/P-Rm du 9 juin 2008 fixant composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement du Conseil supérieur de la l’éducation en accordant au moins 15 représentants aux syndicats d’enseignants, la mise en œuvre des résolutions et recommandations du Forum national sur l’éducation en accord avec les syndicats par l’élaboration d’un chronogramme d’exécution, l’octroi d’un siège aux syndicats d’enseignants, l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique de l’Etat.

Ramata TEMBELY

06 Mai 2009