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Le personnel du Centre national des œuvres universitaires (Cenou) ne décolère plus et n’entend pas non plus se résigner. Après l’ « ignorance » de son préavis de grève qui a abouti à une grève de deux jours la semaine dernière, elle a deposé un autre préavis de grève.

Le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) a observé une grève de 48 h (mardi et mercredi derniers) après un préavis, qui a longtemps dormi dans les tiroirs de la Primature, du ministère de l’Education nationale et du ministère de la Fonction publique.

Vu la non-satisfaction de ses doléances et la réticence des autorités à dialoguer avec son comité syndical, le Cenou vient de déposer un autre préavis de grève dans les services suscités et à la direction nationale du Cenou. « Considérant l’ignorance totale et l’absence de dialogue de la direction générale du Cenou, du ministère de l’Education nationale, du ministère de la Fonction publique, le comité syndical Snesup/Cenou décide d’observer une grève de 72 h allant du mardi 11 septembre à 1 h du matin au jeudi 13 septembre 2007 ».

Au-delà de cette grève, ce sont les conditions d’études déjà précaires des étudiants qui sont menacées. Qui parle de réussite académique parle nécessairement de bonnes conditions d’études (transport, logement, restauration, gestion des bourses, soins sanitaires…) gerées au Mali par le Cenou.

Les effets de la grève de la semaine dernière ont été fortement ressentis par les universitaires, dont certains auraient vu le ministre Cheick Oumar Sissoko pour lui faire part de leurs souffrances. « Je n’ai pas de moyen de déplacement et j’emprunte le bus du Cenou pour me rendre à la faculté. Le premier jour de la grève, je suis arrivée en retard et j’ai trouvé que notre évaluation avait commencé », s’indigne une étudiante de la Faculté des sciences juridiques et politiques.

En tout cas, en décidant « d’ignorer et de minimiser » la grève du Cenou, les autorités maliennes font douter de leur bonne foi à mettre les étudiants dans des conditions minimales de travail. Certaines personnes parlent même de cacophonie de l’Etat. Elles font ainsi référence au document signé entre l’Etat et tous les acteurs impliqués dans l’école pour une « école apaisée et performante ».
« En considérant la gestion de cette affaire et en considérant le document, on se rend compte que l’Etat malien se contredit. Visiblement, il paraphe les accords pour la simple forme ».

En attendant, aucune réaction officielle n’a, pour l’heure lieu concernant le préavis de grève déposé il y a quelques jours.

Ogopémo Ouologuem (stagiaire)

28 août 2007.